Happy People // rencontre avec Matcha Paris {concours !}

Salut les cocos !

Un maaaaax de choses dans ce post. Déjà, mon retour sur le blog ! J’ai beaucoup bossé, avancé sur mon projet, et puis j’ai du mal à revenir parce que le blog ne me plait plus. Je bosse sur un nouveau design depuis pas mal de temps, j’ai hâte qu’il soit live ! Enfin, je vous raconterai tout ça plus tard.

Un post spécial aujourd’hui, on part à la rencontre d’Anne-Sophie, la jolie blonde derrière Matcha Paris. Vous connaissez le liège ? Oui, on s’en sert pour boucher les orifices des bouteilles de pétillant que vous allez boire pendant les deux prochaines semaines. Mais à par ça, on sait (enfin, les portugais) en faire une matière tellement fine et souple, que ça ressemble à du cuir…

-Ah, oui, je vois !!!!

-Ah ça y est, tu vois !!!!

Du coup, vous êtes peut-être même familiers de l’artisanat portugais, et de leurs accessoires en liège. Bon, ça peut faire vite too much, un peu trop naturel ; mais plus du tout dans les mains d’Anne-Sophie. Déjà, elle le travaille noir, ce qui lui fait davantage ressembler à du cuir. Et puis les découpes sont si délicates, qu’on en oublie que c’est de l’écorce de chêne liège.

Ou pas. Parce que le GROS avantage, quand même, par rapport au cuir, c’est que les bijoux de Matcha sont VEGAN mes cocos. Et ouais. Totalement cruelty free (libérez la cruauté !). Et les arbres sont choyés, puisqu’on utilise que leur écorce, tous les neuf ans seulement.

Les bijoux Matcha Paris sont délicats, mais pas moins que n’importe quel bijoux, et même, l’avantage, c’est que c’est ultra léger à porter (on l’oublierai presque ! Pas comme le gros pendentif hérité de tata Loulou en forme de cœur qui nous tire tellement qu’on en a des tortignôlis). En tout cas, entre le liège (dont je suis GIGA fan), les découpes géométriques et la finesse du travail, Anne-Sophie, tu peux dire que t’as fait une conquise.

À toi les studios !

Raconte-moi en quelques mots ton parcours.

J’ai fait 2 écoles d’arts appliqués après le BAC, des stages en agences de publicité à l’étranger et un début de carrière en pub à Montréal en tant que directrice artistique. Je suis rentrée en France en 2010 et depuis je suis à mon compte ce qui me permet de développer des projets personnels. J’ai écrit et illustré 2 livres pour enfants avant de me lancer dans l’apprentissage de la bijouterie il y a 2 ans, et de lancer Matcha Paris cette année.

Je sais que tu as une folle histoire d’amour avec un dénommé Patate, tu m’en dis plus ?

Patate est un petit bouledogue adopté il y a 3 ans. Il avait 9 1/2 ans et comme il a été élevé comme un petit prince (avec les mauvaises habitudes qui vont avec), sa maîtresse qui a eu 3 enfants entre temps n’arrivait plus à le gérer. Le classique.
Sachant que malheureusement personne n’adopte les petits vieux dans les refuges, je savais pertinemment que Patate finirait ses jours au mieux au fond d’une cage, au pire au bout d’une aiguille.
Nous voulions un chien depuis un moment, et il était hors de question d’aller en acheter un, nous tuons 50 000 animaux abandonnés par an en France, je voulais absolument sauver un chien.
Nous l’avons adopté et sommes allés suivre une semaine de cours de dressage.
Je suis une fan de Cesar Milan de la première heure et je savais qu’il est possible de corriger un comportement chez un chien à n’importe quel âge.
Depuis, Patate est un amour et vit une retraite paisible à la maison.

Quel a été le déclic qui t’a fait te lancer dans l’aventure Matcha Paris ?

Mon métier de base, créative en publicité, est très compliqué car il y un nombre infini de personnes impliquées sur les projets (côté agence et côté client) et la création de base est dénaturée à chaque étape de validation car tout le monde donne son avis. Après dix ans passés à faire des compromis et à voir mon travail systématiquement remis en question, j’avais vraiment envie de proposer aux gens ma vision esthétique (non négociable) en proposant des produits finis.
D’autre part, j’ai toujours adoré les bijoux : petite je passais des heures dans les boîtes à bijoux de ma mère et de ma grand-mère. Je suis fascinée par l’art du bijou, rendre les femmes encore plus belles est si noble comme mission et ça existe depuis la nuit des temps ! Créer une marque de bijoux me semblait donc évident.
Parallèlement en tant que consommatrice, je suis de plus en plus concernée par les produits que j’achète. Avec les défis écologiques qui s’annoncent, on ne peut pas continuer à consommer comme nous le faisons. On marche sur la tête.
Aujourd’hui, j’achète moins et mieux. je favorise le Made in France quand je peux (mais personne n’est parfait(e)!), il y a énormément de talents et de savoir-faire dans notre pays, depuis que je m’y intéresse j’ai découvert plein de marques !
Le dernier point important pour moi était de proposer une alternative au cuir, car après avoir vu Cowspiracy et lu beaucoup sur le sujet, je pense qu’il est vraiment urgent de “consommer” moins de bovins. On peut ne pas être touché par les images d’abattoirs mais l’avenir de la planète concerne tout le monde…et aujourd’hui l’élevage intensif émet plus de gaz à effet de serre que l’industrie mondiale des transports avions-bateaux-voitures confondus !
Il faut démocratiser les alternatives au cuir, pour montrer aux gens que cela existe et que ce n’est pas un deuxième choix. J’ai découvert le cuir végétal, une matière incroyable, produite à partir d’écorces d’arbres décortiquées (l’arbre n’a pas besoin d’être coupé) issus de forêts européennes gérées durablement. Lors du procédé, l’arbre absorbe 30% de CO2 en plus. Ce “cuir” végétal est hypoallergénique, résistant et a un toucher peau de pêche. bref j’adore cette matière.


Comment imagines-tu écrire la suite de l’histoire de Matcha Paris ?

Difficile comme question ! 😉 J’espère pouvoir développer Matcha dans les années à venir, j’ai tellement d’idées et d’inspirations pour les modèles !
 Je souhaiterais aussi utiliser Matcha comme support pour faire passer un certain nombres de messages (tu l’auras compris l’écologie et le bien-être animal me touchent particulièrement) je compte bien utiliser mes acquis en publicité pour véhiculer certaines valeurs qui me tiennent à cœur.

Ouh, je suis sûre que tu as de bons conseils d’entrepreneuse à nous glisser à l’oreille…

Pour répondre à cette question, je te montrerais une citation qu’une amie m’a envoyée il y a quelques temps…à la suite d’une conversation que nous avions eu concernant des moqueries de proches face à mon projet (notamment parce que pour l’instant c’est moi sur les photos Matcha). Il y a une autre phrase que j’aime beaucoup en anglais “Make it happen !”. Ça résume finalement assez bien mon état d’esprit. 🙂


C’était quoi ton métier rêvé quand tu étais une petite bille fille ?

Quand j’étais petite, je voulais être Anastasie dans Cendrillon (pas pour son nez mais parce que j’adorais son prénom !) Heureusement pour moi, ça n’est jamais arrivé ! (je parle du prénom, je vous laisse juger pour le nez !)

Ton bijoux fétiche, c’est…

Mon bijou fétiche ? La réponse de publicitaire serait “Mais c’est toute la collection Matcha Paris bien sûr !” Ma réponse à moi sera : ma médaille de naissance imprimée des canines voraces de la petite fille que j’étais.

(Oh oui, je connais bien, j’ai la même, un petit cœur en or croqué offert par ma marraine ! Non, pas de chocolat dedans)

/// CONCOURS DE NOËL ! (et aussi du 100e post !) \\\

{EDIT : Pauline C-D a gagné le collier ! Merci à tous de vos petits mots et de votre participation et bonnes fêtes ! <3 }

 

Avec Matcha, on vous propose de gagner un des deux bijoux que je porte, alors pour être la plus canon pour les fêtes, vous avez jusqu’à jeudi 22 décembre 2016 à minuit pour jouer :

*ici, en laissant un commentaire en me racontant comment vous avez découvert le cuir de liège, et en me précisant votre modèle préféré (n’oubliez pas de bien renseigner une adresse mail valide)

*sur instagram, repostez la photo du concours avec #myhappywardrobeXmatchaparis en suivant nos deux comptes @myhappywardrobeblog et @matcha_paris.

 

« BON CHANCE » (accent russe)

et de belles fêtes à vous tous ! ❤️

 

The ecofashion wishlist – été 16

Hello les cocos !

Un moment déjà que je prépare cet article, mais je n’arrivais pas à trouver le temps de le terminer ! Je suis un peu sur tous les fronts en ce moment, je vous en ai déjà un peu parlé sur fb, je consacrerai très bientôt un post à l’aventure du Grand Vestiaire sur le blog, mais pour l’instant, on va parler soldes !

Je n’ai tellement plus l’habitude d’acheter du neuf, voire même d’acheter tout court en ce moment, que je peux dire que j’ai un peu eu de mal à vous concocter cette petite liste-là. Avant tout, cette saison, j’ai besoin de chaussures ! D’où les trois paires de pompes sur la wishlist… 🙂

J’aimerais aussi me trouver un nouveau maillot de bain, le mien (un Luz deux pièces orange que j’adore) n’est pas très adéquat pour aller surfer, avec son gros nœud sur le devant, ça m’appuie quand je suis sur la planche, du coup j’en voulais un tout lisse, sans fioritures ! Et puis j’ai eu un petit coup de cœur pour l’autre plus original.

Voilà pour les vrais besoins, le reste, ce sont des choses qui me plaisent beaucoup mais que je ne m’offrirai pas cette fois-ci ! Han, par contre, j’aurai trop de mal à choisir une seule de ces paires de shoes, j’aimerais les trois ! Je sais, je vais lancer un crowdfunding. Aha. Une paire de baskets pour remplacer mes Veja essouflées, une paire de sandales parce qu’en ce moment je n’en ai qu’une, et une paire mi-saison originales !

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1. Sandales ‘Ezra’, Good Guys Don’t Wear Leather, soldées à 99€ – vegan, fabrication éthique au Portugal

2. Sac à dos, Alpha Cruxis chez Shopethik, 100€ au lieu de 250€ – cuir tannage végétal, fabrication artisanale en Allemagne

3. Chaussures, MIISTA, soldées à 140GBP – fabrication éthique en Espagne

4. Collier ’bouton’, Barbarisme Paris, soldés à 39€ – fabrication artisanale en France, tissu recyclé

5. Maillot ‘Parme’, Luz Collections, 112€ l’ensemble au lieu de 140€ – coton bio, équitable

6. Top ‘Fiona’, People Tree, 52,50€ au lieu de 75€ – coton bio équitable, fabrication éthique

7. Broche ‘Paysage précieux no1’, Eléonore Bougeant, 20% de réduc à partir de 40€ d’achats – fabrication artisanale en France

8. Baskets ‘Craie’, Pairs in Paris pour Pablo, 115€ au lieu de 230€ – fabrication éthique au Portugal

9. Pantalon ‘Georgina’, People Tree, 95,20€ au lieu de 119€ – tissé à la main, fabrication éthique et artisanale

10. Chemise ‘Le Désert Bleu’, Wanted Gina, 77€ au lieu de 110€ – fabriqué en France

11. Maillot ‘Cara et Lilas’, Daïva Collections chez Shopetik, 85€ au lieu de 170€, fabrication éthique au Portugal

Et sinon, sur fb, je vous avais partagé une vidéo, un reportage de France 5, sur les soldes, très bien fait. Du coup, je me suis dit que j’allais vous faire un petit point sur ce que c’est, les soldes responsables. La majorité des créateurs (je dis créateurs, pas marques) responsables ne font pas de soldes. Pourquoi ? Tout simplement parce que bien souvent, leur marge est si faible, qu’ils y perdraient trop. Pas toujours facile, non plus, de mon côté, de vous faire toujours ces jolies (j’espère !) sélections, parce que beaucoup ne font pas de soldes !

Mais on trouve quand même plein de bonnes affaires, et davantage dans les marques plus ‘établies’…

Petites astuces pour des soldes responsables

$ Faites une liste précise de choses dont vous avez besoin. Facile, ouais vous allez me dire. Nan, mais une vraie liste, sur papier, téléphone, la main ou l’oreille, n’importe quoi, mais une vraie liste, écrite noir sur blanc, bien pensée, pas extravagante (3 t-shirts, 5 pantalons, 4 paires de chaussures…, euh nan).

$ Établissez un budget maximum, histoire de ne pas vous faire surprendre en fin de mois. Enfin, je dis ça, après, c’est vous qui gérez avec le banquier, c’est pas moi 😉

$ Faites du repérage sur le net ou en boutique, et donnez vous au moins deux choix pour chaque chose dont vous avez (vraiment) besoin (ex : j’ai besoin de sandales (tiens tiens), j’en repère deux modèles différents), pour les essayer en vrai et choisir sciemment lequel acheter. Et puis ça permet d’ajuster sur le budget, si vous prenez la paire de chaussures un peu moins chères, vous pourrez opter pour ce sac plus cher sans craquer votre budget.

$ Achetez au maximum dans les boutiques responsables ! Que ce soit sur le net ou en boutique, vous en connaissez forcément, déjà, rien que sur MHW vous avez un joli choix en farfouillant un peu. Créateurs ou marques engagés, ils n’attendent que vous les cocos !

$ Ne pensez pas toujours ‘neuf’, l’alternative occasion existe aussi, même en soldes ! Et ça rallonge sacrément le budget pour d’autres craquages achats raisonnés…

$ Si vous n’avez pas les moyens/pas trouvé le vêtement que vous cherchez sous sa forme éthique, je ne vais pas vous taper sur les doigts, hein, mais à choisir, préférez quand même les vêtements de qualité, dans tes matières solides, avec de belles finitions et regardez les étiquettes (compo + pays de fabrication) afin de faire un choix éclairé !

$ Résistez à l’appel de cette robe, mais résistez franchement, elle n’est ni dans votre budget, ni dans votre liste de ‘besoins’. Zut, vous êtes plus fortes qu’elle !

$ Et le plus important, si vous n’avez pas besoin, n’achetez pas ! En mode responsable, on est pas des fashion victims, mais des consomacteurs. Yeah !

 

Des bisous, et oubliez plus souvent votre porte-monnaie à la maison ♥︎

Mode éthique ? Ou mode responsable ?

Hello les cocos !

Le temps passe si vite, déjà un mois que je n’avais pas publié ! Han la cata 😉 Parfois, on a aussi besoin de petites pauses pour mieux revenir, et puis je ne vous cache pas que je suis hyper à fond en ce moment ! Oui, oui, toujours ce projet dont je vous parlerai en détails très (très !) bientôt, et dont certains d’entre vous on déjà entendu parler…

Mais aujourd’hui, je voulais aborder un sujet plus tatillon. Les mots, les mots ! Le choix des mots. Les mots de la mode. De quoi parle-t-on ?

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J’ai pris cette habitude, au cours de mon cursus hyper universitaire (prof de philo de khâgne, si tu m’entends) de faire attention à mes mots. Certains d’entre vous qui me connaissent savent que parfois, au cours d’un discussion, je bbb-b-b-u-uu-gg-u-e sur des mots que je n’arrive pas à trouver, parce que je suis à la recherche du mot juste pour exprimer mon idée, et qu’est-ce qu’on en a, en français, des mots. Le mot juste, le mot qui retranscrit ma pensée le plus exactement. Alors je suis frustrée quand ce-dit mot ne daigne pas arriver jusqu’à l’écran inter-cérébral qui me sert à projeter puis énoncer les choses que je vous dis. À l’écrit, c’est plus facile, tu tapes ‘synonymes’ dans google, et BAM ! tu retrouves le coquin.

Et que l’on soit en train de parler de phénomène de perspiration des murs ou de purée d’amandes, ou encore de MODE, ben c’est pareil, je ressens le besoin fondamental d’utiliser les bons mots. Et justement, puisqu’on parle du loup…

Quand j’ai commencé à faire les recherches pour la rédaction de mon mémoire, j’ai, en bonne cartésienne, d’abord établi une définition des mots et expressions de la mode. Mais pas n’importe qu’elle mode, puisqu’on parle toujours de « sustainable fashion » ici.

Pourquoi partir de l’anglais ? Parce que le terme est juste. Pile-poil, adéquat, exact, approprié, conforme, parfait pour notre sujet. Mais dès que l’on met un pied dans l’Hexagone, que dis-je, un orteil, il nous faut bien traduire, non ? Et c’est normal. Alors essayons de le traduire, ou l’article qui se transformait en caprice linguistique.

Très littéralement, on dirait d’abord la ‘mode soutenable’, mais franchement, ça veut rien dire. Quoi, il faut la soutenir, sinon elle tombe ? Mouahaha. ‘Sustainability’, en anglais, veut dire ‘développement durable’, donc on pourrait imaginer parler de ‘mode durable’. Mais pas besoin de passer par 50 arguments pour vous convaincre que ça n’a pas de sens. Si ? OK. C’est antithétique, l’idée de la mode est par essence quelque chose lié à l’idée de tendances, donc d’éphémère, certes soumis à des phénomènes cycliques, mais ‘durable’ = qui perdure, alors que ‘mode’ = qui ne dure pas. Qui a dit « le style reste, les modes passent », hein ? Pfiou, ça va, on suit, pas trop dur ?

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Donc ‘mode durable’ au placard. Et c’est là que commence la vraie battle de mots, puisque bien entendu, je vous passe tous les ‘mode propre’ (bah, t’es sale), ‘mode écologique’ (et le social ?), ‘mode slow’ (qui a dit « on traduit oui ou crotte » ?), ‘mode verte’ (je sais pas vous, mais je ne porte pas de vert), ‘mode alternative’ (mais non, c’est eux les autres !) etc. Parce que là maintenant, vous allez me suggérer ‘mode éthique’, ou ‘mode responsable’. Oui, mais ‘responsable’ ? Quoi, ça veut dire que si j’achète pas ‘sustainable’, je ne suis pas une personne responsable ? Peut-être ?! C’est un peu un jugement de valeur, ça ! Oui, zut.

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Alors, et ‘mode éthique’ ? Si je vous pose la question, et que vous connaissez mon blog, c’est bien qu’il y a un hic. Bah ouais. Parce que c’est quoi la mode éthique ? L’éthique, au sens large, est un synonyme de moral, à la différence que l’éthique est personnelle, alors que la morale s’applique à une communauté. Toujours est-il que les deux termes sont à destination d’un usage social, voire sociétal, mais pas environnemental, c’est-à-dire qu’ils s’appliquent à des interactions sociales entre des individus, pas des individus envers la nature qui les entoure. Vous voyez où je veux en venir ? Que ça n’implique pas le côté écologique de la chose dans le sujet qui nous intéresse. Pour vous en donner une vraie définition, corroborée par l’Institut Français de la Mode et le Ministère de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement (rien que tout ça), la mode éthique, c’est :

« [Le] respect des droits de l’homme sur son lieu de travail. Elle s’appuie sur la notion de qualité sociale : interdiction du travail forcé et du travail des enfants, absence de discrimination raciale ou sexuelle, liberté syndicale, conditions d’hygiène et sécurité respectées… »

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Et donc, la mode éthique n’est pas égale à ‘sustainable fashion’, mais en est une partie de la définition, une sous-catégorie, tout comme l’est la mode écologique (matières), la mode équitable (prix justes), la mode lente (pardon, ‘slow’), la mode recyclée (matières aussi), etc…

Alors on parle de quoi ? Faute de mieux, on restera sur la ‘mode responsable’, c’est lourd, c’est pas très joli, il faudra mettre votre sensibilité de côté et entendre le fait que vous n’êtes peut-être pas tout le temps responsable, mais au moins, on sait de quoi on parle. Et puis on peut aussi vous dire ‘quoi, je suis pas éthique, c’est ça ?’, donc c’est pareil…! Voilà qui restaure un peu certaines choses que j’essaye d’exprimer depuis un moment, au détour de discussions engagées. Vous le saurez maintenant, s’il m’arrive d’utiliser le terme de mode éthique, c’est dans ce sens précis, et pas comme équivalent de la mode responsable. Alors oui, en amoureuse de la langue française, je me bats parfois un peu contre les moulins à vents pour faire entendre les mots justes, mais vous ne m’en voudrez pas, hein !

Des bisous (littéralement) ♥︎

De la quête du dressing idéal // Chap.2 : le grand tri

Hello les cocos !

Aujourd’hui, on va continuer notre quête du dressing idéal, qui avait commencé ici. Vous vous souvenez, je vous donnais quelques astuces pour faire un grand tri dans votre penderie, et du coup de mon côté j’en ai fait un aussi ! Je vous propose donc de parcourir avec moi ce périple dans nos abysses garde-robiales, en espérant vous donner quelques clefs pour réussir à faire un tri efficace.

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On va commencer par définir une chose : on est d’accord que tous les vêtements triés seront soit donnés, soit vendus, mais pas jetés, hein ! Même les chaussures vont dans les bacs à vêtements, si on les lace ensemble. Et puis, un maître-mot : pas d’états-d’âme. PAS D’ÉTATS D’ÂMES. J’insiste ! Si un vêtement ne correspond plus à vos critères vestimentaires, on s’en sépare, un point c’est tout. Okay ? 🙂

Alors, munissez-vous de votre carton sans fond qui mène aux oubliettes, de votre détermination, et de vêtements faciles à enlever pour pouvoir essayer les vêtements sur lesquels vous avez un doute. Comment trier ses vêtements efficacement ?

Les désaimés / les oubliés

Bon, ça, c’est la catégorie la plus facile à trier, du coup, vous connaissez, je ne vais pas m’étaler. La mode les a ridés comme le front de papy, ou on les a oubliés comme une vieille chaussette orpheline au fond du tiroir. À part de rares (re-)découvertes plaisantes, ceux-là sont faciles à trouver et à mettre dans le carton aux oubliettes !

J’en ai éliminé déjà une petite dizaine de cette façon, comme ce pull rouge qui ne me plaît définitivement plus. Et vous, vous êtes à combien ?

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En forme de quoi ? En forme de corps

Mais si, vous savez, ces vêtements qu’on replace toujours sur soi, où qui sont étriqués à un endroit inconfortable (ventre, bras, aisselles, entre-jambe…). D’abord, même si certains vous plaisent encore, dites-vous que ce n’est pas vous qui êtes de travers, mais qu’il y a un problème de coupe, et que vous pourrez en trouver un similaire qui vous conviendra mieux.

Comme ça, j’ai pu en envoyer aux oubliettes quelques uns, comme un pantalon trop taille basse, ou un col trop bateau à remonter tout le temps. Alors, et vous, combien de plus ?

Couleur, café…

Sujet difficile, la couleur. D’autant que d’une matière à l’autre, une couleur peu nous aller et d’autres pas du tout. Mais les matières sont un autre sujet. 🙂 Dans le prélude à cet article, je vous donnais quelques astuces pour trouver vos couleurs. Mais en plus des couleurs, il y a aussi les motifs qui rentrent en ligne de compte ! Entre les gros motifs, les petits, les très contrastés et les doux, il doit y en avoir qui vous mettent en valeur, et d’autres qui vous ‘mangent’ le visage (doh !). Vous pouvez vous faire aider la dessus ! Et j’insiste, pas de regrets, puisque le but est de garder que ce qui vous rend belle, et pas moyen-belle !

J’ai ainsi supprimé quelques vêtements aux couleurs trop tristes (je trouve que le gris moyen ne va qu’aux blondes, mais pas à moi en tout cas !). Et vous, les motifs, ça passe comment ?

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Trop de basiques tue le basique

Oui, oui, même si les basiques sont le fondement de toute bonne garde-robe, vous avez certainement investi dans quelques basiques, finalement trop simples, si simples, que vous ne les portez pas. Comme ce marcel blanc sans intérêt, ou ce col roulé noir qui n’apporte jamais rien à vos tenues. À moins que vous ne les portiez que dans de rares occasions (tenue de sport, ski, cocooning), vous pouvez en garder quelques uns, mais franchement, débarrassez-vous du reste.

J’ai viré notamment plusieurs débardeurs et sous-pulls comme ça. J’aurais toujours un autre top à mettre sous mes pulls, et puisque je ne porte pas ces débardeurs, ça ne sert à rien de les garder, nan ? Vous en êtes où côté basiques ?

Ça pique les yeux

Dans votre garde-robe, vous avez aussi quelques pièces très fortes, que vous aimez bien, mais que vous avez du mal à porter, parce les couleurs sont trop flashy, la forme trop bizarre ou osée, bref, quand on vous voit avec, on fait souvent une drôle de tête (parce qu’en plus ça se ressent quand on n’assume pas un vêtement). Ceux-là, laissez-les à d’autres, ça n’est pas pour vous, tant pis ! Rappelez-vous, on élague pour aller vers le mieux.

J’ai trié plusieurs vêtements trop courts/moulants/décolletés (fini la période ado !), dont certains que j’aimais bien, mais non, zut, ça n’est pas pour moi.

Une question de taille

Vous avez déjà, vous aussi, acheté un vêtement dans une taille plus grande ou plus petite, parce qu’il n’y avait plus la vôtre, mais que vous le vouliez vraiment ? Et maintenant, vous le portez avec aise ? Est-ce que malgré la différence de taille, il tombe vraiment bien sur vous ? Si non, direction les oubliettes.

J’ai évacué de cette façon (entre autres) une veste trop petite, que j’adore pourtant mais comme je n’arrive pas à la porter, ça n’a pas d’intérêt. Combien pour vous ?

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T’as du peau

Il faudra aussi, par ce tri, écouter votre peau. Si elle crie au contact de ce pull en laine si joli qui vous gratte pourtant trop, ça va pas. Si elle pleure au contact de cette chemise sympa qui vous fait bizarrement sentir des aisselles, ça va pas non plus. Bref, il y a des matières comme ça, où c’est pas la frite. Il faudra maintenant s’épargner l’épiderme et mettre toutes ces matières désagréables au cachot !

Deux pulls et quelques tops ont atteint le carton des oubliettes ! Ouais ! Alors, vous en êtes où ?

Problème technique sur le réseau

Hum, il doit y avoir dans tout ça encore quelques uns à extraire, ceux qui ont un problème technique. Un bouton manquant, un zip cassé, un ourlet à refaire, une doublure fantôme ou des poches pochées ? Soit vous les réparez/faites réparer une bonne fois pour toute, soit… Après tout, s’ils sont abîmés depuis longtemps, et que du coup vous ne les portez plus, c’est peut-être un signe ?!

Je me suis débarrassée d’un pantalon dont le zip est cassé, d’une robe tachée, et d’un pull qui déteint. Combien pour vous ?

J’aime vraiment bien celui-là, pourtant…

Alors là-dedans, il y a ceux pour lesquels on hésite trop. Exemple live : j’ai deux marinières, une blanche aux rayures marines, et une marine aux rayures blanches (wouhou !). J’aime les marinières, donc a priori je les garde. Pourtant, la coupe est moyenne, et la matière pas top. Je fais quoi ? S’il y a doute, déjà, c’est mauvais signe. On débarrasse. Pourquoi ? Parce que l’idée, c’est d’arriver à les remplacer par des modèles similaires mais optimum, qui vous conviendront parfaitement, et pas moyennement. Soit vous le refabriquez si vous savez faire, soit vous achèterez un semblable en mieux (responsable ou seconde-main). Vous verrez, vous vous sentirez au top après ça.

Et c’est ainsi que j’ai envoyé aux oubliettes mes deux marinières, qui je suis sûre, plairont à d’autres. Alors, facile ?

 

On pourrait faire encore plein d’autres typologies de cette façon (vêtements qui ne vont à aucune saison, que vous gardez parce c’est un cadeau, que vous avez pourtant payé très cher, etc), mais je crois que vous avez déjà une bonne base pour vous y mettre.

Pas encore suffisant ?

Essayez de vous faire une garde-robe capsule, sur un mois par exemple, en ne sélectionnant que des vêtements ‘sûrs’ : ceux dont vous êtes sûre de les porter facilement au quotidien, de les mélanger sur plusieurs tenues, ceux dans lesquels vous êtes à l’aise, ceux que vous emportez toujours avec vous en voyage. Pour vous aider à en faire une, vous pouvez vous balader sur le blog de la super Eva, adepte de minimalisme et de garde-robes capsule.

Une fois que vous l’avez réalisée, portez ces vêtements, sans faire d’exception, pendant le temps choisi (un mois ?), et mettez de côté tous les autres vêtements. Au bout d’un mois, ça devrait vous avoir aidé à redéfinir vos vêtements prioritaires, et à en trier d’autres. On ne garde que le meilleur !

Et après

Après, comme on a dit, on donne ou on vend. Vide-dressings, sites de reventes, Emmaüs trocs entre copines, vide-greniers, bennes à vêtements, à vous de jouer !

Par rapport à la dernière catégorie, vous avez peut-être une liste de vêtements à remplacer. À vous de redoubler de créativité pour leur trouver une alternative éco-responsable, ou alors, de les fabriquer vous-même.

Et même que si vous avez la fibre créative, vous pouvez récupérer sur les vêtements trop abîmés des composants à réutiliser (zips, boutons, rubans, ceintures, etc).

Au prochain épisode, on essaiera de définir son propre style, ou uniforme personnel… Ouhouh, j’ai hâte ! J’espère vous avoir aidé, en attendant :

–> MÉGA VIDE-DRESSING SUR LE BLOG ! <–

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Je publierai au-fur-et-à-mesure sur Fb et Insta des tenues à vendre, dont quelques petites pépites, alors restez connectées ! Et puis tout ça finira, je le sens, en grand vide-dressing d’appartement…

Des bisous ♥︎

 

Happy People // Rencontre avec Hylla Penderie Partagée

Hello  les cocos !

J’espère que vous avez apprécié mon petit concours surprise ! Vous aurez les résultats demain. En attendant, virage à 360°C, on va parler de tout autre chose aujourd’hui. On va parler location de fringues et penderies à partager.

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J’ai rencontré Hylla Penderie pendant les différents rendez-vous ‘mode responsable’. Hylla Penderie, ce sont deux nénettes toutes jeunes mais pas moins dynamiques, Céline et Amandine, qui ont monté un système de location de vêtements, mais ce qui change, c’est qu’elles proposent de vous louer des vêtements de seconde-main, et encore mieux, de faire louer vos propres vêtements.

Donc ce qui est cool, dans leur concept, c’est que c’est hyper accessible, qu’il y a des vêtements vachement sympa qui nous font oublier la location où on-porte-une-robe-de-luxe-mais-on-est-assis-a-cote-de-tonton-hubert-qui-a-la-tremblote-et-qui-adore-le-vin-rouge, et puis c’est plus convivial, puisqu’on peut venir les rencontrer, se faire conseiller, boire un thé !

Hylla Penderie, ça fonctionne comment ? On peut s’abonner ou emprunter à la pièce, l’emprunt fonctionne pour un mois, ce qui a le mérite de vraiment te laisser le temps de porter le vêtement choisi. On peut proposer un vêtement à la location, tu sais, cette jolie jupe achetée pour tel fête, que tu ne portes jamais, mais dont tu n’as pas envie de te séparer définitivement…

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En attendant d’ouvrir leur première boutique, vous pouvez aller louer, faire louer, ou papoter avec les filles samedi 28 mai, à la Recyclerie (porte de Clignancourt), de 12h à 20h… et maintenant, je leur laisse la parole.

 

Racontez-moi en quelques mots votre parcours.

*Céline : Avant d’obtenir le statut d’étudiante-entrepeneure en juillet dernier, j’ai fait une licence franco-allemande en gestion à l’Université de Nanterre. Depuis la classe de seconde, j’ai suivi un parcours franco-allemand, d’abord en intégrant une classe AbiBac au lycée, puis en intégrant cette bi-licence. J’ai fait la moitié de mes études supérieures à Nanterre, l’autre moitié à Mayence, à côté de Francfort. C’est d’ailleurs le fait d’avoir toujours été étroitement liée à l’Allemagne, aux Allemands, à leur culture, leur manière de vivre et leur ouverture d’esprit, qui m’a entraînée indirectement dans cette aventure entrepreneuriale aujourd’hui.

°Amandine : J’ai eu un parcours scolaire très commercial et business. Je suis diplômée d’un DUT Techniques de commercialisation de l’IUT Paris Descartes qui m’a enrichi en expériences professionnelles et en relationnel. Après un stage de deux mois auprès d’une entrepreneure de La Ruche, j’ai été en contact avec l’entrepreneuriat social et le développement durable (notamment dans la mode) et j’ai décidé de m’orienter en ce sens. J’ai poursuivi sur une licence professionnelle en Management du DD que j’ai eu la chance de faire en Allemagne.

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Je sais que vous vous êtes rencontrées d’une drôle de façon, vous m’en dites plus ?

°A : Lors de mon année de licence en Allemagne, j’ai effectué un stage de 4 mois à Hambourg. Stagiaire dans une boîte d’e-tourisme, j’écrivais un blog sur le développement durable en Allemagne, dans le cadre de mes cours, et auquel j’ai pris goût. J’ai découvert le concept de location de vêtements à travers un reportage Arte sur le troc et le partage où ils présentaient le concept Kleiderei (location de vêtements à Hambourg). J’ai trouvé ça génial pour un article sur le développement durable en Allemagne ! Pour partager mon article et faire découvrir le concept sur les réseaux, je l’ai publié sur LinkedIn. Peu de temps après, Céline m’a contacté en MP (sur LinkedIn), après avoir lu mon article, enthousiaste de pouvoir rencontrer quelqu’un qui s’intéresse à ce sujet. Nous étions par hasard en connexion LinkedIn car nous travaillions dans la même entreprise d’e-tourisme mais pas au même service. Nous nous étions même jamais croisées avant dans l’entreprise !

*C : Je dirais que notre rencontre est l’illustration même de l’expression « le hasard fait bien les choses! » ; car c’est vraiment par hasard, un jour, en juin 2015, que je suis tombée sur l’article de blog d’Amandine sur LinkedIn. Et quand j’ai vu qu’elle y parlait du concept allemand Kleiderei et qu’elle avait l’air de trouver ça chouette, j’ai sauté au plafond en me disant : « Hallelujah! Voilà enfin quelqu’un (une jeune française en plus) qui s’intéresse aux mêmes choses que moi! ». Et comme à cette époque, j’écrivais mon mémoire de licence sur la location de vêtements, j’ai contacté miss Amandine pour qu’on prenne un petit café et qu’on discute de Kleiderei, de ce qu’elle en pensait etc. J’en ai profité pour l’interviewer et intégrer son témoignage à mon mémoire. Et puis quand on a discuté toutes les deux de ce super concept de location de vêtements et que j’ai vu à quel point, elle aussi, elle était enthousiaste, je lui ai parlé du projet que j’avais de transposer ce concept au contexte français, dès mon retour sur Paris. Et je n’ai pas eu besoin de lui avancer quinze mille arguments pour la convaincre de se joindre à moi dans cette aventure (un peu fofolle 😉 ) : dès le début, elle était emballée !

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Quel a été le déclic qui vous a fait vous lancer dans l’aventure Hylla Penderie ?

°A : Mon déclic fût ma rencontre avec Céline. Je trouvais le concept génial mais je n’avais jamais eu idée à me lancer dans l’entrepreneuriat. On a discuté, elle m’a expliqué ses idées, son parcours, ses besoins, le statut étudiant-entrepreneur auquel elle a postulé et je me suis dit allez c’est parti ! Notre rencontre n’était pas un hasard et je ne me voyais pas continuer vers une année universitaire encore « business-business ».

*C : Pareil, le déclic qui m’a fait me lancer concrètement dans ce projet entrepreneurial, c’est ma rencontre avec Amandine l’été dernier. Avant cette rencontre, j’avais déjà l’idée de ce projet, mais je ne voulais pas me lancer seule. Si je n’avais pas rencontré Amandine cet été, je ne pense pas que je me serais lancée et que j’en serais arrivée où j’en suis aujourd’hui. Comme on dit « seul on va vite [et encore…], mais à plusieurs on va plus LOIN. » 😉

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Comment imaginez-vous écrire la suite de l’histoire d’Hylla Penderie ?

*C : Je vois Hylla Penderie Partagée comme un mouvement profond. J’espère qu’avec les mois et les années, la communauté des Hyllarantes ne fera que grandir et  se renforcer. Avec la première Penderie Partagée que nous souhaitons ouvrir dans les prochains mois, puis avec les suivantes (croisons les doigts!), nous voulons créer de véritables lieux d’échange et de partage où la communauté pourra se retrouver, papoter et passer du bon temps (tout en louant des super fringues!). Contrairement à d’autres projets qui voient le jour un peu partout dans le domaine de la location de vêtements, on ne souhaite pas uniquement développer un concept relié à un site internet, mais bien quelque chose de physique et de concret. Notre projet répond aussi à un besoin de lien humain. En tout cas c’est comme ça que je le vois. On espère aussi pouvoir élargir notre concept à la mode masculine dans les prochaines années ! Bah oui, why not ??

°A : Ce que j’imagine pour Hylla est l’implantation de boutiques dans plusieurs quartiers et/ou villes de France, mais aussi la durabilité d’un mouvement pour consommer la mode autrement !

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Ouh, je suis sûre que vous avez de bons conseils d’entrepreneuses à nous glisser à l’oreille…

*C : Mon principal conseil : lancez-vous ! L’entrepreneuriat est une très belle aventure. Elle m’a permis de faire de superbes rencontres, mais aussi de me retrouver moi-même : retrouver mes valeurs, mon caractère et ma personnalité, et d’essayer via l’entrepreneuriat de répondre au mieux aux préoccupations qui sont les miennes. Lancez-vous, mais surtout, osez sortir du moule. Ayez du culot !

°A : – Oser se lancer même si tout n’est pas parfait et complètement cadré,
– Montrer de l’authenticité et son histoire à sa communauté,
– Tester son idée,
– Ne pas se laisser abattre par des préjugés (trop jeune, pas assez d’expériences, etc) !

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C’était quoi votre métier rêvé quand vous étiez des petites billes filles ?

°A : Quand j’étais petite je voulais être dessinatrice !

*C : Quand j’étais petite fille je voulais être maîtresse je crois… Je t’avoue que je sais plus trop… Mais sans remonter si loin dans le temps, si tu m’avais demandée il y a deux ans ce que je voulais faire comme métier, je t’aurais dit interprète.

Votre vêtement vintage fétiche, c’est…

*C : LE chemisier en soie fleuri que tu peux mettre avec un jean, une petite jupe, un short… Bref, avec tout !

°A : Le foulard vintage à motif cachemire de ma maman !