⎨ Greenstronomie ⎬ ou les 7 commandements alimentaires

Hello !

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C’est la grande mode du #healthy, des #jus colorés, des graines de #chia, du #choukale. Plein de nouveaux mots font leur apparition, envie de mettre moi aussi les pieds dans le plat : je vous parle aujourd’hui de #greenstronomie. Car après quelques mois de semi-perdition alimentaire, je dois resserrer les boulons si je ne veux pas perdre les pédales.

Pour remonter un peu le temps, et tracer une petit frise chrono-alimentaire, disons que je mange depuis toujours comme une bobo. Maman me faisait des petits pots maison, avec légumes du jardin, s’il-vous-plait. Plus tard, je raffolais de sarrasin-sauce-soja-et-gruyère-rapé, et je mangeais des petits pois crus à la récré au collège. En prépa j’ai un peu lâché prise, finances oblige, tout en faisant hyper gaffe au sucre (hypoglycémie VS prof de philo = issue fatale ). C’est là que j’ai commencé à m’habituer à me préparer mes « gloubi-boulga » de muesli bio cuit, dont le fumet chatouillait les narines de ma coloc. Et puis en revenant à Paris continuer mes études, je me suis découverte une sensibilité au gluten.

C’était il y a 3 ans, tous les midis j’avais mon bento pour pouvoir manger quand même au resto U avec les copines. Et puis j’ai commencé à lire, lire, lire, lire, j’ai changé mon alimentation, et j’ai perdu du poids. J’avais plus d’énergie, une plus belle peau, je rendais les copines jalouses avec mes bentos de la mort qui tue. Je faisais pousser mes tomates, les seules qui ont résisté aux pluies du printemps 2012. Et puis j’ai déménagé à Angers, pour deux ans, pour préparer mon master Mode. Là, ça a été l’apothéose alimentaire. J’étais abonnée à des paniers de légumes des Jardins de Cocagne, j’ai appris à cuisiner la bette, les mogettes, les pizzas au fanes de carottes (véridique), et je traversais la ville sur mon biclou pour aller chercher des céréales à la Biocoop. Hiver 2013, j’étais au top !

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Mais depuis janvier, je suis revenue à Paris, et tout n’a pas été rose. J’avais mes petites habitudes, mais là elles ont été éparpillées façon puzzle au quatre coins de Paris. Mon addiction au sucre a repointé le bout de son nez, et les kilos avec. Et puis l’été est arrivé, je n’étais pas maître des menus, même si j’ai fait ma cure de produits locaux et de saison. Donc là, je me reprends en main !

Les 7 commandements de la greenstronomie, à appliquer à partir de désormais :

☛ Sucre, tu ne m’auras point. Out, out, out, le sucre. Et même les édulcorants naturels sont a éviter, donc ça sera le sucre des fruits et fruits secs, sinon en cas de nécessité, ça sera un peu de miel et de sirop d’érable, rapadura ou sucre de coco. Sans parler des sempiternelles caries, le sucre acidifie, le sucre augmente le taux de glycémie, fait vieillir la peau, c’est à cause de lui que les graisses qu’on mange sont stockées dans nos tissus au lieu d’être évacuées, et puis ça agit comme un drogue (je suis indépendante moi !).
☛ Glycémie, je te maîtriserai. Qui n’a pas expérimenté la fringale de 16h après un repas de purée de pomme de terres ? Normal, la pomme de terre à un index glycémique hyper élevé, quelque soit son mode de cuisson (entre 70 et 95). Maintenant il y a un tableau avec tout de répertorié, dans la cuisine, pour ne plus me faire avoir ! Maîtriser l’index glycémique de son assiette permet d’avoir de l’énergie plus longtemps, au lieu d’un pic suivi d’une rechute, qui nous donne faim ou nous fatigue. Et puis à long terme, on perd des kilos.
☛ Légumes et fruits je vous chérirai. Je dépasse normalement les 5 recommandés par jour, mais j’ai envie de me mettre au jus, et davantage au crudivorisme. J’aime imaginer les petites molécules d’énergie concentrées et pleines de vie qui me seront transmises par mon intestin pour qu’à mon tour je me sente vivante. Par exemple, le citron est assez incroyable, et plutôt que de presser des jus matinaux ou de le laisser mariner dans des bouteilles d’eau, j’ai découvert un truc, je le mets au congélo, je le rappe dans un verre d’eau avec une goutte de stévia : le meilleur est dans la peau, alors je préfère tout manger !
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☛ Produits laitiers, vous ne passerez plus par moi. Depuis l’adolescence, j’ai une peau difficile, et j’ai un peu abusé de fromage ces derniers temps. Le résultat s’en est fait sentir, j’ai alors fait mes recherches. Les produits laitiers sont une source reconnue de problèmes de peau… Les hormones contenues dans le lait ne sont pas adaptées à notre organisme, mais à celle des veaux et des chevreaux (et autres bébés animaux trop mignons). Mon corps évacue depuis des années ce trop plein, dire que quand j’étais ado j’avalais les litres de ce doux poison blanc ! Alors c’est décidé, je vais m’essayer à la fabrication de laits végétaux, et de fromages aussi ! (Tout ça va finir en recette sur le blog, je seeeens.)
☛ Superaliments, je vous serai fidèle. J’avais fait plein d’expériences bizarres le jour où j’ai eu mon premier germoir, je faisais germer tout et n’importe quoi ! Je tenais un petit cahier pour noter mes observations. J’avais même essayé de faire germer du sarrasin ! Mouais, expérience moyenne. Mais aujourd’hui je m’y remets, parce que c’est de l’énergie facile et non transformée. Sans oublier mes copains les graines, fruits secs, algues, poudres aux propriétés fabuleuses qu’on parsème partout. J’en ai une collection de pots de toutes les formes et tailles. Du chanvre aux mulberries sèches (mûres blanches), en passant par les paillettes de nori, jusqu’aux fèves de cacao crues.
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☛ Viande, tu seras écartée de mon assiette ! Je pense devenir semi-végétarienne. Semi, parce que je ne veux pas exclure la viande à 100%, il semblerait quand même que les protéines végétales soient moins bien digestes (d’après la bible alimentaire de Que Choisir…). J’aime certaines viandes, mais j’imagine l’animal, élevé dans le seul but de finir dans mon assiette. Trouver du sang, des veines, dans les morceaux de chair (désolée pour le trash) me répugne de plus en plus. Comme s’il fallait prendre une vie pour se sentir plus vivant… sans moi. Je vous épargne le paragraphe sur les catastrophes écologiques de l’élevage. Donc ça sera de la volaille max une fois par semaine, ou du poisson si possible. Et je refuse le premier prix embarquété dans son lit de polystyrène.
☛ Condiments, vous serez reconsidérés. Les huiles ne sont pas à bannir ! Elle sont au contraire essentielles, le mieux est de les adapter selon les saisons, et selon les cuissons. Huile de coco et huile de colza pour cuire, mélanger les omégas 3 (huile de lin, chanvre) et omégas 6 (huile de tournesol, sésame, noix) pour le cru. Pas vraiment besoin d’omégas 9, le corps en produit, donc pas besoin d’huile d’olive, sauf si vous adorez ça ! Et puis il y a plein de bonnes choses dans le curcuma, la sauce soja, le vinaigre, la cardamome, et tous ses copains alignés sur la petite étagère qui leur est assignée !
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Il aurait pu en avoir un 8ème, concernant le gluten, mais vu que j’ai déjà arrêté depuis longtemps… Ce que je peux vous en dire, c’est qu’il est réputé pour agir comme une colle (la glue, vous connaissez ?) dans les intestins, et empêche l’assimilation normale des nutriments. L’intestin, 2e cerveau du corps, n’aime pas du tout ça, et réagit mal : pour ma part c’était maux de tête, maux de ventre, digestion difficile, coup de barre après le repas, problèmes articulaires ; et en plus, depuis que j’ai arrêté, je me sens plus claire, plus heureuse, plus dans la réalité. Alors même si vous n’êtes pas sensibles, vous pouvez quand même arrêter !

Bon, avec tout ça je devrais retrouver l’équilibre. Il faut aussi que je protège davantage ma peau, d’ailleurs vous risquez de lire bientôt les 7 commandements d’une peau heureuse… Et puis des nouvelles recettes aussi, pour illustrer tout ça !

En attendant, bonne frugalité alimentaire !

Des bisous ♥︎

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