Hello les cocos !

Le temps passe si vite, déjà un mois que je n’avais pas publié ! Han la cata 😉 Parfois, on a aussi besoin de petites pauses pour mieux revenir, et puis je ne vous cache pas que je suis hyper à fond en ce moment ! Oui, oui, toujours ce projet dont je vous parlerai en détails très (très !) bientôt, et dont certains d’entre vous on déjà entendu parler…

Mais aujourd’hui, je voulais aborder un sujet plus tatillon. Les mots, les mots ! Le choix des mots. Les mots de la mode. De quoi parle-t-on ?

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J’ai pris cette habitude, au cours de mon cursus hyper universitaire (prof de philo de khâgne, si tu m’entends) de faire attention à mes mots. Certains d’entre vous qui me connaissent savent que parfois, au cours d’un discussion, je bbb-b-b-u-uu-gg-u-e sur des mots que je n’arrive pas à trouver, parce que je suis à la recherche du mot juste pour exprimer mon idée, et qu’est-ce qu’on en a, en français, des mots. Le mot juste, le mot qui retranscrit ma pensée le plus exactement. Alors je suis frustrée quand ce-dit mot ne daigne pas arriver jusqu’à l’écran inter-cérébral qui me sert à projeter puis énoncer les choses que je vous dis. À l’écrit, c’est plus facile, tu tapes ‘synonymes’ dans google, et BAM ! tu retrouves le coquin.

Et que l’on soit en train de parler de phénomène de perspiration des murs ou de purée d’amandes, ou encore de MODE, ben c’est pareil, je ressens le besoin fondamental d’utiliser les bons mots. Et justement, puisqu’on parle du loup…

Quand j’ai commencé à faire les recherches pour la rédaction de mon mémoire, j’ai, en bonne cartésienne, d’abord établi une définition des mots et expressions de la mode. Mais pas n’importe qu’elle mode, puisqu’on parle toujours de “sustainable fashion” ici.

Pourquoi partir de l’anglais ? Parce que le terme est juste. Pile-poil, adéquat, exact, approprié, conforme, parfait pour notre sujet. Mais dès que l’on met un pied dans l’Hexagone, que dis-je, un orteil, il nous faut bien traduire, non ? Et c’est normal. Alors essayons de le traduire, ou l’article qui se transformait en caprice linguistique.

Très littéralement, on dirait d’abord la ‘mode soutenable’, mais franchement, ça veut rien dire. Quoi, il faut la soutenir, sinon elle tombe ? Mouahaha. ‘Sustainability’, en anglais, veut dire ‘développement durable’, donc on pourrait imaginer parler de ‘mode durable’. Mais pas besoin de passer par 50 arguments pour vous convaincre que ça n’a pas de sens. Si ? OK. C’est antithétique, l’idée de la mode est par essence quelque chose lié à l’idée de tendances, donc d’éphémère, certes soumis à des phénomènes cycliques, mais ‘durable’ = qui perdure, alors que ‘mode’ = qui ne dure pas. Qui a dit “le style reste, les modes passent”, hein ? Pfiou, ça va, on suit, pas trop dur ?

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Donc ‘mode durable’ au placard. Et c’est là que commence la vraie battle de mots, puisque bien entendu, je vous passe tous les ‘mode propre’ (bah, t’es sale), ‘mode écologique’ (et le social ?), ‘mode slow’ (qui a dit “on traduit oui ou crotte” ?), ‘mode verte’ (je sais pas vous, mais je ne porte pas de vert), ‘mode alternative’ (mais non, c’est eux les autres !) etc. Parce que là maintenant, vous allez me suggérer ‘mode éthique’, ou ‘mode responsable’. Oui, mais ‘responsable’ ? Quoi, ça veut dire que si j’achète pas ‘sustainable’, je ne suis pas une personne responsable ? Peut-être ?! C’est un peu un jugement de valeur, ça ! Oui, zut.

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Alors, et ‘mode éthique’ ? Si je vous pose la question, et que vous connaissez mon blog, c’est bien qu’il y a un hic. Bah ouais. Parce que c’est quoi la mode éthique ? L’éthique, au sens large, est un synonyme de moral, à la différence que l’éthique est personnelle, alors que la morale s’applique à une communauté. Toujours est-il que les deux termes sont à destination d’un usage social, voire sociétal, mais pas environnemental, c’est-à-dire qu’ils s’appliquent à des interactions sociales entre des individus, pas des individus envers la nature qui les entoure. Vous voyez où je veux en venir ? Que ça n’implique pas le côté écologique de la chose dans le sujet qui nous intéresse. Pour vous en donner une vraie définition, corroborée par l’Institut Français de la Mode et le Ministère de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement (rien que tout ça), la mode éthique, c’est :

“[Le] respect des droits de l’homme sur son lieu de travail. Elle s’appuie sur la notion de qualité sociale : interdiction du travail forcé et du travail des enfants, absence de discrimination raciale ou sexuelle, liberté syndicale, conditions d’hygiène et sécurité respectées…”

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Et donc, la mode éthique n’est pas égale à ‘sustainable fashion’, mais en est une partie de la définition, une sous-catégorie, tout comme l’est la mode écologique (matières), la mode équitable (prix justes), la mode lente (pardon, ‘slow’), la mode recyclée (matières aussi), etc…

Alors on parle de quoi ? Faute de mieux, on restera sur la ‘mode responsable’, c’est lourd, c’est pas très joli, il faudra mettre votre sensibilité de côté et entendre le fait que vous n’êtes peut-être pas tout le temps responsable, mais au moins, on sait de quoi on parle. Et puis on peut aussi vous dire ‘quoi, je suis pas éthique, c’est ça ?’, donc c’est pareil…! Voilà qui restaure un peu certaines choses que j’essaye d’exprimer depuis un moment, au détour de discussions engagées. Vous le saurez maintenant, s’il m’arrive d’utiliser le terme de mode éthique, c’est dans ce sens précis, et pas comme équivalent de la mode responsable. Alors oui, en amoureuse de la langue française, je me bats parfois un peu contre les moulins à vents pour faire entendre les mots justes, mais vous ne m’en voudrez pas, hein !

Des bisous (littéralement) ♥︎

Hello les cocos !

Aujourd’hui, on va continuer notre quête du dressing idéal, qui avait commencé ici. Vous vous souvenez, je vous donnais quelques astuces pour faire un grand tri dans votre penderie, et du coup de mon côté j’en ai fait un aussi ! Je vous propose donc de parcourir avec moi ce périple dans nos abysses garde-robiales, en espérant vous donner quelques clefs pour réussir à faire un tri efficace.

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On va commencer par définir une chose : on est d’accord que tous les vêtements triés seront soit donnés, soit vendus, mais pas jetés, hein ! Même les chaussures vont dans les bacs à vêtements, si on les lace ensemble. Et puis, un maître-mot : pas d’états-d’âme. PAS D’ÉTATS D’ÂMES. J’insiste ! Si un vêtement ne correspond plus à vos critères vestimentaires, on s’en sépare, un point c’est tout. Okay ? 🙂

Alors, munissez-vous de votre carton sans fond qui mène aux oubliettes, de votre détermination, et de vêtements faciles à enlever pour pouvoir essayer les vêtements sur lesquels vous avez un doute. Comment trier ses vêtements efficacement ?

Les désaimés / les oubliés

Bon, ça, c’est la catégorie la plus facile à trier, du coup, vous connaissez, je ne vais pas m’étaler. La mode les a ridés comme le front de papy, ou on les a oubliés comme une vieille chaussette orpheline au fond du tiroir. À part de rares (re-)découvertes plaisantes, ceux-là sont faciles à trouver et à mettre dans le carton aux oubliettes !

J’en ai éliminé déjà une petite dizaine de cette façon, comme ce pull rouge qui ne me plaît définitivement plus. Et vous, vous êtes à combien ?

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En forme de quoi ? En forme de corps

Mais si, vous savez, ces vêtements qu’on replace toujours sur soi, où qui sont étriqués à un endroit inconfortable (ventre, bras, aisselles, entre-jambe…). D’abord, même si certains vous plaisent encore, dites-vous que ce n’est pas vous qui êtes de travers, mais qu’il y a un problème de coupe, et que vous pourrez en trouver un similaire qui vous conviendra mieux.

Comme ça, j’ai pu en envoyer aux oubliettes quelques uns, comme un pantalon trop taille basse, ou un col trop bateau à remonter tout le temps. Alors, et vous, combien de plus ?

Couleur, café…

Sujet difficile, la couleur. D’autant que d’une matière à l’autre, une couleur peu nous aller et d’autres pas du tout. Mais les matières sont un autre sujet. 🙂 Dans le prélude à cet article, je vous donnais quelques astuces pour trouver vos couleurs. Mais en plus des couleurs, il y a aussi les motifs qui rentrent en ligne de compte ! Entre les gros motifs, les petits, les très contrastés et les doux, il doit y en avoir qui vous mettent en valeur, et d’autres qui vous ‘mangent’ le visage (doh !). Vous pouvez vous faire aider la dessus ! Et j’insiste, pas de regrets, puisque le but est de garder que ce qui vous rend belle, et pas moyen-belle !

J’ai ainsi supprimé quelques vêtements aux couleurs trop tristes (je trouve que le gris moyen ne va qu’aux blondes, mais pas à moi en tout cas !). Et vous, les motifs, ça passe comment ?

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Trop de basiques tue le basique

Oui, oui, même si les basiques sont le fondement de toute bonne garde-robe, vous avez certainement investi dans quelques basiques, finalement trop simples, si simples, que vous ne les portez pas. Comme ce marcel blanc sans intérêt, ou ce col roulé noir qui n’apporte jamais rien à vos tenues. À moins que vous ne les portiez que dans de rares occasions (tenue de sport, ski, cocooning), vous pouvez en garder quelques uns, mais franchement, débarrassez-vous du reste.

J’ai viré notamment plusieurs débardeurs et sous-pulls comme ça. J’aurais toujours un autre top à mettre sous mes pulls, et puisque je ne porte pas ces débardeurs, ça ne sert à rien de les garder, nan ? Vous en êtes où côté basiques ?

Ça pique les yeux

Dans votre garde-robe, vous avez aussi quelques pièces très fortes, que vous aimez bien, mais que vous avez du mal à porter, parce les couleurs sont trop flashy, la forme trop bizarre ou osée, bref, quand on vous voit avec, on fait souvent une drôle de tête (parce qu’en plus ça se ressent quand on n’assume pas un vêtement). Ceux-là, laissez-les à d’autres, ça n’est pas pour vous, tant pis ! Rappelez-vous, on élague pour aller vers le mieux.

J’ai trié plusieurs vêtements trop courts/moulants/décolletés (fini la période ado !), dont certains que j’aimais bien, mais non, zut, ça n’est pas pour moi.

Une question de taille

Vous avez déjà, vous aussi, acheté un vêtement dans une taille plus grande ou plus petite, parce qu’il n’y avait plus la vôtre, mais que vous le vouliez vraiment ? Et maintenant, vous le portez avec aise ? Est-ce que malgré la différence de taille, il tombe vraiment bien sur vous ? Si non, direction les oubliettes.

J’ai évacué de cette façon (entre autres) une veste trop petite, que j’adore pourtant mais comme je n’arrive pas à la porter, ça n’a pas d’intérêt. Combien pour vous ?

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T’as du peau

Il faudra aussi, par ce tri, écouter votre peau. Si elle crie au contact de ce pull en laine si joli qui vous gratte pourtant trop, ça va pas. Si elle pleure au contact de cette chemise sympa qui vous fait bizarrement sentir des aisselles, ça va pas non plus. Bref, il y a des matières comme ça, où c’est pas la frite. Il faudra maintenant s’épargner l’épiderme et mettre toutes ces matières désagréables au cachot !

Deux pulls et quelques tops ont atteint le carton des oubliettes ! Ouais ! Alors, vous en êtes où ?

Problème technique sur le réseau

Hum, il doit y avoir dans tout ça encore quelques uns à extraire, ceux qui ont un problème technique. Un bouton manquant, un zip cassé, un ourlet à refaire, une doublure fantôme ou des poches pochées ? Soit vous les réparez/faites réparer une bonne fois pour toute, soit… Après tout, s’ils sont abîmés depuis longtemps, et que du coup vous ne les portez plus, c’est peut-être un signe ?!

Je me suis débarrassée d’un pantalon dont le zip est cassé, d’une robe tachée, et d’un pull qui déteint. Combien pour vous ?

J’aime vraiment bien celui-là, pourtant…

Alors là-dedans, il y a ceux pour lesquels on hésite trop. Exemple live : j’ai deux marinières, une blanche aux rayures marines, et une marine aux rayures blanches (wouhou !). J’aime les marinières, donc a priori je les garde. Pourtant, la coupe est moyenne, et la matière pas top. Je fais quoi ? S’il y a doute, déjà, c’est mauvais signe. On débarrasse. Pourquoi ? Parce que l’idée, c’est d’arriver à les remplacer par des modèles similaires mais optimum, qui vous conviendront parfaitement, et pas moyennement. Soit vous le refabriquez si vous savez faire, soit vous achèterez un semblable en mieux (responsable ou seconde-main). Vous verrez, vous vous sentirez au top après ça.

Et c’est ainsi que j’ai envoyé aux oubliettes mes deux marinières, qui je suis sûre, plairont à d’autres. Alors, facile ?

 

On pourrait faire encore plein d’autres typologies de cette façon (vêtements qui ne vont à aucune saison, que vous gardez parce c’est un cadeau, que vous avez pourtant payé très cher, etc), mais je crois que vous avez déjà une bonne base pour vous y mettre.

Pas encore suffisant ?

Essayez de vous faire une garde-robe capsule, sur un mois par exemple, en ne sélectionnant que des vêtements ‘sûrs’ : ceux dont vous êtes sûre de les porter facilement au quotidien, de les mélanger sur plusieurs tenues, ceux dans lesquels vous êtes à l’aise, ceux que vous emportez toujours avec vous en voyage. Pour vous aider à en faire une, vous pouvez vous balader sur le blog de la super Eva, adepte de minimalisme et de garde-robes capsule.

Une fois que vous l’avez réalisée, portez ces vêtements, sans faire d’exception, pendant le temps choisi (un mois ?), et mettez de côté tous les autres vêtements. Au bout d’un mois, ça devrait vous avoir aidé à redéfinir vos vêtements prioritaires, et à en trier d’autres. On ne garde que le meilleur !

Et après

Après, comme on a dit, on donne ou on vend. Vide-dressings, sites de reventes, Emmaüs trocs entre copines, vide-greniers, bennes à vêtements, à vous de jouer !

Par rapport à la dernière catégorie, vous avez peut-être une liste de vêtements à remplacer. À vous de redoubler de créativité pour leur trouver une alternative éco-responsable, ou alors, de les fabriquer vous-même.

Et même que si vous avez la fibre créative, vous pouvez récupérer sur les vêtements trop abîmés des composants à réutiliser (zips, boutons, rubans, ceintures, etc).

Au prochain épisode, on essaiera de définir son propre style, ou uniforme personnel… Ouhouh, j’ai hâte ! J’espère vous avoir aidé, en attendant :

–> MÉGA VIDE-DRESSING SUR LE BLOG ! <–

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Je publierai au-fur-et-à-mesure sur Fb et Insta des tenues à vendre, dont quelques petites pépites, alors restez connectées ! Et puis tout ça finira, je le sens, en grand vide-dressing d’appartement…

Des bisous ♥︎

 

Hello les cocos !

La Fash Rev, vous commencez à savoir ce que c’est maintenant, nan ?

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Petit récap pour les non initié(e)s, la Fash Rev a été lancée en 2014, donc nous en sommes à la troisième saison (déjààà ?!), suite à l’effondrement du Rana Plaza. C’est un événement où l’on se réunit, on discute, on propose, on échange, sur l’avenir de la mode responsable à propos de l’actualité de la mode responsable et de nos actions à mener ; bref, on essaye d’engager chaque année une communauté plus grande de consommateurs de mode, en leur faisant se demander “who made my clothes ?” (–> ‘Qui a fait mes vêtements ?’)

Who made my clothes ?

Pour vous, (allez, je prends le féminin cette fois), mes lectrices, que vous soyez amatrices de mode (un peu-beaucoup-passionnément-à la folie ?), blogueuse, créative/trice, déjà sensible à la question écolo, ou juste envie d’essayer, voilà le moyen le plus simple de vous engager. Prenez un vêtement, dont le pays de fabrication vous semble lointain, ou même, extra bonus s’il n’est pas indiqué, portez-le à l’envers étiquette apparente, et selfisez-vous en postant la photo sur les réseaux sociaux, en posant la question fatale à la marque choisie : #whomademyclothes ?

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Vous pouvez le faire tout au long du mois d’avril, mais la date-clef, c’est le 24, jour de la FAAASH REEEV ! Idéalement, on peut obtenir une réponse, mais on va pas se mentir, les grandes chaînes de vêtements ne sont jamais fières de leur pays de fabrication. L’important, c’est de questionner, et de partager, qui sait, peut-être que votre meilleure copine, votre papa, votre ancien-ami-du-collège-dont-vous-aviez-oublié-qu’il-vous-suivait-sur-facebook, peut-être qu’au moins un d’entre eux va commencer à se poser des questions et proposer aussi sont selfie ? Et voilà comment la graine et semée. À vous d’agir.

Et sinon, pour vous informer et prendre part autrement à la Fash Rev, il y a tout un tas d’événements au cours du mois d’avril.

The Smart Fashion Week

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Un nouvel événement cette année, organisé par Judith (co-créatrice de la marque de pàp Aynès) et Sophie (créatrice de Shop Ethik), pendant une semaine complète, oui, oui, du 18 au 24 avril, autour de la mode responsable !

Au programme :

– Des conférences,
– Deux projections-débat (The True Cost et Les damnés du low-cost),
– Une boutique éphémère du nom de The Green Shop, avec plein de créateurs que vous adore(re)z comme Made in Sens, Sencha & Bourbon, Wylde Vintage, et d’autres !- Une formation au crowdfunding,
– Des tables rondes,
– Des ateliers DIY, en mode custo ou détournement
– Des shopping-tour pour découvrir les boutiques éco-responsables de Paris
– Un apéro découverte.

Et oui, tout ça !

N’oubliez pas de vous inscrire pour certains événements, comme les conférences, projections, etc.

Rdv ici pour toutes les infos : The Smart Fashion Week !

Fashion Revolution Day

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Chaque année, le ‘bureau’ (nldr l’équipe française en charge de la Fash Rev) organise des événements coordonnés avec le monde entier (oui oui, vous avez bien lu) pour le 24. Cette année, ils proposent : La Fashion Revolution Party !

Des activités créatives et DIY pour donner à ses vêtements une nouvelle vie
– Des informations concrètes sur les alternatives et les actions pour mieux créer et consommer la mode
– Un corner photo pour prendre part activement à la Fashion Revolution et solliciter les marques sur les réseaux sociaux #whomademyclothes
– Des tatouages éphémères et un stand de coiffures façon upcycling
– Des DJ sets pour fêter tous ensemble la Fashion Revolution Week 2016

(Je copie-colle pour une fois 😉 ) En fait, c’est l’événement de clôture de la Fash Rev, qui aura lieu le 24 avril, à partir de 15h au Perchoir, à Paris.

–> L’event ici : Fashion Revolution Party

Pensez à vous inscrire pour y participer !

Ailleurs en France

Le ‘bureau’ de la Fash Rev coordonne un événement à Tomblaine, près de Nancy, organisé par un collectif d’associations locales le 24 avril aussi. Le programme :

– Défilés éthiques,
– Vente de vêtements neufs ou issus de la récup’ ou de créateurs lorrains,
– Projection du film ‘Les damnés du low cost’,
– Des concerts en fin de journée,

L’évenement ici : Faisons vivre le textile autrement

Si vous êtes créatifs

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Sonia, du blog Une année de couture, propose, elle, un concours sur une semaine, ‘Makers X Fash Rev’, du 18 au 24 avril, avec chaque jour un thème différent. Comment jouer ? Participer à un ou plusieurs des défis quotidiens lancés par Sonia, en postant vos photos sous des hashtags précis. Par exemple, le jeudi 21 : “#makersxfashrev2016day4 #scraptastic #abasleschutes : on partage une chouette idée de cousette entièrement réalisé avec nos chutes de tissus”.

Des lots à gagner différents chaque jour, en partenariat avec Fil Ethik, Les Trouvailles d’Amandines, et plein d’autres !

Toutes les infos ici : Makers X Fash Rev

 

J’espère que l’an prochain, je pourrais vous présenter des événements dans toute la France, comme à Lyon, Bordeaux, ou NANTES par exemple… 😉

En attendant, vous êtes armées pour commencer la Fashion Revolution 2016 !

Des bisous ♥︎

P.S : si vous avez ouï dire d’événements en province dont je n’aurais pas entendu parler, relayez-ici ! 🙂

Coucou les cocos,

Aujourd’hui, big topic. Ou plutôt BIG topic. Je ne sais plus trop où ça à commencé, d’où ça vient, ni dans qu’elle état j’erre, mais depuis quelques semaines, j’ai envie d’envoyer valser toutes mes fringues, et de recommencer à zéro. (Enfin presque, parce qu’il y en a que je veux garder quand même).

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Alors je vous préviens, aujourd’hui c’est remue-penderie intergalactique, on va tout secouer, tout décintrer et tout envoyer balader sur la lune (oh la pauvre, mais il faut bien, il y a plus de place sur la Terre), on va essayer de repenser ensemble une garde-robe idéale et géniale, en un parcours initiatique où vous aller m’aider, pour relever l’éternel défi de la garde-robe idéale ! J’espère que vous n’avez pas froid aux yeux, on va en voir de toutes les couleurs 🙂

De l’achat instinctif

En fait, je fonctionne quasiment à 100% en mode coup de cœur, et ce, depuis longtemps. À part pour les pantalons et certaines chaussures (genre ‘j’ai besoin d’un jean noir classique’), quasiment toute ma garde-robe est faite de coups de cœur, d’achats impulsifs (même si je ne suis pas du tout une accro au shopping), et du coup, d’une garde-robe assez dépareillée. Des couleurs qui ne vont pas ensemble, des chaussures géniales mais que j’ai du mal à porter avec mes fringues actuelles, des matières qui ne s’assemble pas toujours…

Du coup, dans ma penderie, il y en a de toutes les formes, les couleurs, les matières, et pour la grande majorité, j’ai l’impression que ça ne me va pas. Même si j’adore la mode, connaître les tendances, approcher de belles pièces de créateurs, regarder le style des autres, j’ai l’impression que je serais presque meilleure à conseiller qu’à choisir pour moi-même (les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés ?!), et que ma penderie est une douce mascarade du fait que j’ai du mal à faire des achats raisonnés, et à trouver MON style (dit la fille qui anime un blog sur la mode, oui oui, l’honnêteté ça fait du bien, nan !).

Du style pluriel à l’uniforme

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Longtemps, je me suis habillée de tous bords. J’étais un jour classe, un jour ‘babos’, un jour rock, un jour sexy, un jour boho et un jour vintage. Je pensais que c’était ça mon style, que c’était tout ce qui me plaisait, et que je pouvais affirmer une personnalité différente chaque jour. Mais franchement, qui peut dire qu’il se sent bien dans dix styles différents ? Non mais oh, pour qui elle se prend cette fille un poil schizo ? Qui peut prétendre maîtriser quinze mille styles ? Et moi, admirant secrètement celles qui avaient cette façon de s’habiller toujours de la même façon, celles qui arrivaient à ‘se trouver’, celles qui avaient leur style.

Donc il y a deux types de filles que j’envie. Celles qui savent ce qui leur vont, qui on un style défini mais pourtant personnel, qui ne font pas trop ‘d’écarts mode’, celles dont on dit ‘ah ça, ça lui plaira c’est son style’. Et puis, il y a aussi celles qui ne s’habillent qu’avec des pièces extravagantes, recherchées, qui préfèrent qualité à quantité, qui osent des pièces de créateurs incroyables, mais en petite quantité, et qui malgré un dressing apparemment inégal, sont toujours bien sapées et trouvent à marier ensemble de façon stylée des pièces dont on aurait jamais imaginé, nous pauvres créatures, qu’elles pourraient aller ensemble. Bon, ça c’est ce qu’on appelle un don. (Je m’entraîne…………….) Du coup, dit comme ça vous êtes d’accord que c’est plus facile d’adopter un style précis et inchangé, un peu comme un uniforme. Non, on ne parle pas du tailleur de secrétaire marine triste, ou la tenue d’écolière, non, l’uniforme, c’est l’idée de trouver ce qui nous va, et de s’y tenir, il paraît qu’on se sent vraiment mieux comme ça.

Des bienfaits de l’uniforme, ou la garde-robe idéale

Mais qu’est-ce que c’est que cette idée d’uniforme ? Je suis certaine que vous visualisez parfaitement bien le look de Steve Jobs, Karl Lagerfeld, Anna Wintour, Alexander Wang et cie… Et oui, ceux-là, ont choisi l’uniforme, mais un uniforme personnel (un ‘self-uniform’ ?!), puisque l’idée n’est pas de s’habiller tous pareils, mais bien de trouver son propre uniforme, son style bien à soi, pourtant identique de jour en jour. Les avantages sont immenses ! Réfléchissez une seconde. Imaginez-vous votre série préférée avec Homer Simpson (si, si, vous adorez), qui part en vacances, et qui emporte ses quinze habituels pantalons bleus et quinze polos blancs. Pourquoi ne change-t-il jamais de tenue ?

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1. S’il changeait de tenue tous les matins, il serait encore plus en retard pour aller à la centrale nucléaire. Parce qu’il mettrait vingt minutes de plus à assortir ses fringues, à trouver ce foutu pantalon caché au fond du placard qu’il a à peine eu le temps de faire repasser par Marge avant de partir pour se rendre compte qu’il ne lui va plus puisqu’il a encore grossi depuis la dernière soirée chez Moe. Homer = 0 / Temps perdu = 1.

2. S’il avait voulu trouver un nouveau costard vert in extrémis avant son rendez-vous d’embauche à la centrale, plutôt que son habituel costard bleu marine, il serait certainement arrivé une catastrophe. Trop occupé à penser à son teint trop jaunâtre à cause du vert de son costard, il aurait essayé de trouver une lumière plus seyante pour convaincre Burns de l’embaucher, tout en posant délicatement son arrière-train sur LE gros bouton rouge. Et BOUM. Homer = 0 / Stress = 1.

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3. S’il avait voulu séduire Marge par un look audacieux, il aurait échoué. Choisir une nouvelle tenue pour leur premier rendez-vous, et il aurait bafouillé, puisqu’elle l’aurait regardé sous toutes les coutures, il se serait dit ‘D’oh ! Pourquoi j’ai mis des chaussettes oranges avec des chaussures violettes ?’ Ah non, il ne lui fera pas du pied ce soir-là, il ne lui fera rien du tout d’ailleurs. Homer = 0 / Manque de confiance en soi = 1.

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4. Si dans chaque épisode, il arborait un style différent, est-ce qu’on serait aussi attentif à ses aventures, ou on serait figés sur son style improbable ? Est-ce qu’il serait aussi reconnaissable par des milliers de fans ? Est-ce qu’on pourrait se le représenter, le dessiner, le caricaturer, l’exagérer, et que ça soit toujours lui ? En fait, est-ce qu’on le reconnaitrait s’il était habillé tous les jours différemment, est-ce qu’il serait aussi identifiable ? Homer = 0 / Crise identitaire = 1.

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5. Si pour passer son examen de conduite, il avait choisi un polo rose plutôt que blanc, il aurait passé tout son temps à se demander si c’était une bonne décision. Plutôt que de s’intéresser à la route, il aurait pensé à son polo, et aurait pris une mauvaise décision, celle de griller la priorité au bus scolaire conduit par Otto Bus. Et BAM. Homer = 0 / Cerveau occupé inapte à la décison = 1.

Z’avez saisi ? En retournant le truc à l’envers, ça donne : gain de temps (le matin, pour faire du shopping, ou ses valises, etc), plus de stress puisqu’on a plus l’impression d’avoir fait le mauvais choix, confiance en soi puisqu’on a plus peur du regard des autres, identité et personnalité, plus de temps de cerveau libre pour prendre de VRAIES décisions. En adoptant l’uniforme, on peut vachement y gagner. Y gagner de l’argent aussi, puisque fini les craquages shoppings sur n’importe quoi, et on gagne aussi, et surtout, en identité, puisque chacun est libre d’adopter son propre uniforme ——> ‘self uniform’.

De l’art de se trouver

Quand on a trouvé son type de style, son uniforme personnel, on est plus en adéquation avec soi-même. Parce que qui n’a pas passé une soirée à tirer sur sa robe trop courte ? Une après-midi à retrousser sans cesse ses manches en travaillant ? Une journée à se choquer soi-même dans un miroir à chaque fois qu’on se voyait avec cette nouvelle chemise bariolée ? Un entretien en talons à talons haut dans lesquels ont était trop mal à l’aise ?

Me dites pas le contraire, au fond de vous, il y a des vêtements, des tenues, dans lesquels vous vous sentez mieux que d’autres, originales ou pas. Ce sont celles où l’on a pas besoin de replacer ce vêtement sur soi sans arrêt, où l’on est pas trop étriqué ni gêné, celles où l’on évolue naturellement dans l’espace, celles dont les couleurs nous mettent en valeur quelque soit la lumière environnante ; des tenues que l’on porte naturellement sans se poser de question, qui nous permettent de ne pas réfléchir à ce qu’on a sur soi, qui nous libèrent le cerveau de préoccupations désagréables. Encore faut-il savoir ce qui nous va.

Je vous propose un test à faire ensemble. Portez tous les vêtements de votre penderie pendant un mois, et notez la façon dont vous vous êtes sentis avec chacun. Vous arriverez vite à une typologie du genre :

– Il y a ceux qu’on a toujours besoin de replacer sur soi dans la journée

– Ceux dont la forme nous empêche d’évoluer naturellement

– Ceux dont la couleur ne nous sied définitivement pas

– Ceux qui sont trop simples et manquent de style

– Ceux qui sont trop compliqués et que vous n’arrivez pas à porter

– Ceux qui ne sont pas à la bonne taille/coupe et qui ne vous mettent pas en valeur

– Ceux dont vous ne supportez pas la matière (transpiration, démangeaisons…)

– Ceux qui nous déstabilisent

Mais aussi

– Ceux qui vous donnent un teint de pêche

– Ceux dans lesquels on se sent naturellement bien

– Ceux dans lesquels on vous fait des compliments

– Ceux qui sont si bien pour vous que vous en oubliez que vous les portez

– Ceux dans lesquels on est sûr de soi

– Ceux qui vous mettent vraiment en valeur

– Ceux dans lesquels, secrètement ou non, vous vous dites que vous pourriez en porter plus souvent de cette forme-là, parce que vous aimez vous voir avec ce style

Et plus si affinités…

Je suis sûre qu’avec ça un tri de penderie est vite réalisé. On imagine deux tas, selon ce qu’on vient de dire, on trie, en fonction de ce qu’on a analysé en portant tel vêtement, et si on hésite, c’est certainement, que dans le fond, il ne nous va pas vraiment. Vous allez très vite, j’en suis sûre, avoir un tas plus gros que l’autre, qui dira de vous : soit il y a peu de vêtements dans le tas de ceux que vous allez garder, pas de panique, c’est que vous êtes en bonne marche pour trouver ce qui vous va ; soit il y a peu de vêtements dans le tas ‘à se débarrasser’, et c’est que vous connaissez déjà presque votre uniforme personnel, et c’est cool ; soit c’est que vous avez triché au test de tri. 🙂 Zou, on recommence.

Autre que la forme ou la matière, il y aussi, et surtout, la couleur, qui peut aider à ce tri. On l’a légèrement abordé plus tôt, mais la couleur est super importante quand il s’agit de choisir un vêtement. Et souvent, on fait fausse route.

De la couleur convenable au teint

Comment savoir quelle couleur nous va ?

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Déjà, précisons que l’on va parler surtout des vêtements qui nous viennent près du visage, parce que les pantalons et les jupes sont soumis à des règles moins strictes. 😉 Ensuite, détaillons les couleurs du corps :

– couleurs de teint : peau à tendance chaude (orangée) ou froide (rosée), + si vous avez naturellement les joues roses dans la journée

– couleurs des yeux : foncés, clairs,

– couleurs des cheveux : les brunes et blondes ont, je trouve, plus de facilité avec les couleurs que les châtains et rousses avec les couleurs

N’étant pas une spécialiste de conseil en image, ce que je vous dis-là est issu de mes observations personnelles.

La couleur de votre peau vous aidera déjà, y compris pour le maquillage, à savoir si il vaut mieux vous tourner vers des couleurs froides ou chaudes, les couleurs froides sont les roses francs, bleus, violets, fushias, vert d’eau, vert pâle ; les couleurs chaudes sont les jaunes, orangés, rouge franc, bordeaux, bleu franc, vert franc… En gros, les couleurs froides sont celles qui contiennent plus de bleu, et les chaudes, celles qui contiennent plus de jaune.

La couleur des yeux vous aidera aussi, à savoir que les yeux foncés ont plus de liberté, et que généralement, les yeux verts vous permettent de porter du vert, les yeux bleus, du bleu.

Et la couleur des cheveux, je trouve, détermine une grande partie de ce qui vous va ou pas. Donc si on change de couleur de cheveux, il y a des vêtements qui peuvent cesser de nous aller. Pour vous aider, comme je disais, les brunes peuvent porter presque toutes les couleurs franches, les blondes peuvent porter presque toutes les couleurs douces, et les châtains, et rousses, elles, me semblent plus limitées (j’en fait partie, c’est mon avis).

De façon générale, j’ai remarqué, que quand on part des trois couleurs primaires, les trois couleurs issues de ces mélanges, c’est-à-dire, violet, vert, et orange, sont les couleurs les plus dures à porter. Je n’ai jamais vu quelqu’un porter un violet franc avec classe. Bon faut aussi dire que je déteste cette couleur. Mais quand même. Ensuite, je vous conseillerais, pour vous aider à trouver vos couleurs (déjà vous en avez peut-être sélectionnées quelques unes avec le tri de votre penderie), d’observer des gens qui ont des traits semblables aux vôtres, des proches, des gens qui passent, des célébrités, et de noter mentalement quelles couleurs elles portent (hors noir et blanc) et de les essayer sur vous !

Je ne crois pas trop en ces règles de colorimétrie, puisque ça peut vraiment dépendre de la matière utilisée, et que chacun est différent. Autre idée pour tester ses couleurs : sous une lumière blanche diffuse, passez sous votre visage, devant le miroir, plusieurs vêtements/tissus de couleurs totalement différentes. Essayez de vous éloigner, de vous rapprocher, notez celles qui vous donnent un joli teint, l’air frais, celles qui vous rendent étincelantes, car oui, il y en a. Ça peut être très facile de faire ce test dans un magasin de tissu, aux heures creuses pour être tranquille, puisque pour une même couleur, on peut trouver plusieurs matières, voire motifs à essayer. Si, si vous allez aussi essayer ce fushia, ce vert pomme, ce bleu électrique, vous aurez des surprises, je vous le garantis. 🙂

De la forme parfaite

Autre point important, ou plutôt primordial, la forme du vêtement. Si vous avez fait le test dont je parle un peu plus tôt, celui qui permet de trier son dressing, vous aurez peut-être déjà une idée de la forme des vêtements que vous préférez porter. Ok, on est tous trop bien en pyjama, mais c’est pas de ça qu’il s’agit, hein !

Si vous êtes ici, ce n’est pas à vous que je vais apprendre qu’il y a 1000 façons de porter un jean. Et il y a aussi la vôtre. Le plus important, est d’abord de reconnaître les coupes dans lesquelles ont est à l’aise. J’ai dit à l’aise, et pas confortable comme un dimanche à la maison. Être à l’aise, c’est le confort physique, mais aussi le confort social : c’est un vêtement qui vous met en valeur dans quasi toutes les circonstances (quasi = même si c’est votre mini jupe préférée, on est à l’église, ça le fait pas), et dans lequel vous vous sentez pousser des ailes. Je vous assure, un vêtement bien choisi et bien porté à ce pouvoir de vous donner plus de vie, plus d’énergie, sauf peut-être si vous êtes une de ces personnalités complètement décomplexées, mais je doute que vous seriez dans ce cas toujours devant cet écran.

Comment trouver les coupes qui nous mettent en valeur ? Plusieurs idées. Écoutez les autres, ceux qui vous font des compliments (ou même des critiques), ça vous donnera déjà pas mal d’indices. Ensuite, piochez dans la garde-robe de votre BFF, essayez des choses auxquelles vous n’auriez jamais pensé, ou faites une méga session shopping, sans acheter, juste pour essayer. Vous allez faire de nouvelles découvertes.

Vous avez peut-être un Pinterest mode, et/ou comme moi un dossier dans votre ordi avec plein de photos de vêtements/looks qui vous plaisent ? Alors là vous aurez une aide géniale, et si vous n’en avez pas, faites-le en passant une semaine ou un mois à collecter de temps en temps des images de vêtements qui vous donnent envie. Imprimez ces images (sur papier brouillon, hein), triez celles qui vous plaisent vraiment, regroupez-les par thématique (robe, pantalon, couleurs, motifs), et vous aurez aussi des surprises. Vous allez peut-être découvrir un nouveau type de pantalon qui vous plait, ou un motif récurrent, des choses que vous n’avez pas dans votre penderie mais dont vous avez inconsciemment envie ! Et c’est vers ça qu’il faut vous tourner et orienter votre grand tri et vos prochains achats !

 

Alors avec tout ça, vous avez peut-être une toute nouvelle idée de votre garde-robe, mais seulement une idée, maintenant, il va falloir passer à l’action !

Parlez-moi de vos états-d’âme mode, de votre penderie en surpoids, ou au contraire, de votre ‘uniforme’ si vous en avez déjà un ! Je veux tout savoir 🙂

Il y aura un grand vide-dressing MHW dans les jours à venir, restez connectés sur les réseaux sociaux si ça vous intéresse !

Des bisous ♥︎

Coucou les cocos !

En ce début d’année, c’est bien le moment de faire des bilans de l’année qui vient de passer, et comme une genre de suite à cet article, où on parlait de ce qu’on possède comme fringues éthiques ou non, j’avais envie de faire un petit bilan de mes achats de cette année l’année dernière : quelle quantité, quelle qualité, responsable ou non, d’occasion ou neuf…

Z’en pensez quoi ?

Histoire de voire quel genre de fringues j’ai surtout acheté, les couleurs, les formes, les marques, ce que j’adore, d’éventuelles erreurs d’achat, etc. Je vous dirait tout, tout, tout. Précision : pas d’ordre chronologique là-dedans, mais une petite histoire de chaque vêtement.

1.Des hauts

Il y a 7 nouveaux hauts dans ma penderie. La majorité sont des chemises, tiens, tiens… un nouveau toc ? On va tout de suite commencer par les mauvais élèves. Parce que oui, je vous le dis, tous mes achats ne sont pas t’encore tout à fait 100% responsables.

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1.Chemise motif oiseau : trouvée à Tarifa (sud Espagne) dans une petite boutique multimarques. Il est écrit “viscose, fabriqué en Chine”. Ouhlala ! Pas terrible. Bon, j’ai craqué. ➡︎ Le résultat, c’est que je l’aime beaucoup, elle me va bien, même si la coupe laisse à désirer par endroits…

2. et 3. Chemise rouge et chemise beige : trouvées dans un magasin de destockage Aigle pour quelques sous, c’est celles dont je suis le moins fière. Elles datent des soldes l’hiver dernier, période où je n’avais pas UN rond et pourtant le besoin de m’habiller… du coup, “coton (qui déteint) fabriqué en Inde”. Ahlala, Aigle, c’est plus ce que c’était. ➡︎ Le pire, c’est que je les ai achetées pour essayer de nouvelles couleurs, et que finalement, je n’arrive même pas à les porter. FAILED

 

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4. et 5. Top et veste/pull champignon : dégotés il y a quelques semaines chez Ambrym, lors de son premier destockage, je les ai eu pour une poignée d’euros, alors que ça vaudrait presque un lingot ! “Fabriqué in France, coton élasthanne”, la collection champignon était dans ma wishlist soldes d’été 2014, maintenant j’en ai deux extraits dans ma penderie ! ➡︎ Pas encore beaucoup de recul, mais j’adore ces deux pièces, surtout portées ensemble. Et les autres aussi, adorent visiblement que je porte cet ensemble incongru mais tellement chic.

6. Chemise rouge à pois : trouvée au corner vintage du BHV, c’était à la fois un coup de foudre, et un pari. Un pari, parce que je pensais pas que ce genre de forme/couleur m’irait avant de passer en cabine. Parmi le choix gigantesque de chemises en polyester (années 70 quand tu nous tiens), j’ai quand même pris soin de choisir de la viscose. Pas d’autres infos sur le vêtement. ➡︎ Pari réussi ! J’adore cette chemise, à tel point que je m’empêche parfois de la mettre pour ne pas la porter tous les jours, même si en hiver, la question se pose moins (sans manches, ça caille).

7. Chemise bariolée : chinée dans une boutique vintage du marais (Kilo Shop, je crois), j’ai quand même réussi à trouver ce qui était pratiquement le plus cher du magasin. En fait c’est une chemise qui a été retaillée et recousue, en France “Culture Vintage Eureka”. Pas de compo, mais je penche pour un mélange coton/viscose. ➡︎ C’était osé de ma part de partir avec, sans même pouvoir l’essayer. Mais cette chemise est géniale, j’ai même eu pas mal de retours enjalousés quand je l’ai portée sur ce look !

➡︎➡︎➡︎ Les hauts, bon, bilan mitigé, puisqu’un peu moins de la moitié des achats sont non responsables. Ariane, tu as des efforts à faire. Je suis quand même contente de moi : aucun noir, aucune couleur foncée, je sais pas vous, j’en ai marre de porter du noir, satané de nom de diou !

2. Des bas

Trois nouveaux bas dans mon dressing, ça va, c’est pas l’overdose.

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1.Legging velours : trouvé dans un magasin vintage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, il m’a sauté aux yeux. Je cherchais du velours depuis un bon moment, et éviter le noir était top moumoute (vert bouteille foncé). Il est écrit “Sostanza (marque !), polyester et spandex, made in Taiwan”. Confortable, il tient quand même vachement chaud parfois, polyester oblige. ➡︎ Je l’aime beaucoup, il se porte hyper bien en hiver avec la plupart de mes vêtements.

2.Jupe longue : trouvée chez Skunkfunk Lisbonne, j’ai eu un coup de cœur pendant les soldes, marque responsable espagnole. J’adore cette jupe en viscose, même faite en Chine… ➡︎ J’ai un faible pour les jupes longues, mais c’est dur à porter ! Pas dans le sens de trouver ce qui va avec, mais dans le sens de se mouvoir avec… XD À réessayer l’été prochain avec plus de pugnacité.

3. Pantalon large : trouvé dans la même boutique que la chemise à oiseaux, j’ai eu un coup de foudre, et ai loooongtemps hésité entre la version noire et la version moutarde. Mais bon, ‘le noir, c’est plus facile à assortir, et gnagnagna’. “Coton élasthanne”, pas d’autre info. ➡︎ J’adore de plus en plus ce format, mais comme la jupe longue, au quotidien, c’est pas toujours évident de s’y mouvoir. Si la qualité à l’air moindre, je garde la forme comme un patron pour m’en faire un autre plus tard…

➡︎➡︎➡︎ Bon, je viens de vérifier sur un look du blog, j’ai acheté le legging fin 2014, et pas en 2015, mais tant pis. Sinon, surtout des couleurs foncées, mais des formes ou matières originales, et 2/3 responsable.

3. Une robe

Et pourtant j’adore les robes, mais il n’y en a eu qu’une seule cette année.

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  1. Robe marine : trouvée dans un magasin de déstockage Petit Bateau pendant les soldes, je me souvenais parfaitement de la collection capsule avec Carven, lorgnée pendant un bon moment à l’époque, mais elle était vraiment trop chère. Là, pour de petites dizaines d’euros, elle était à moi. À peine sortie de la cabine, à peine achetée. Coton matelassé, sans origine de fabrication. ➡︎ Je suis faaan de cette robe, qu’il faut vraiment oser porter, c’est vrai. Mais je suis trop bien dedans, comme dans un gant (wtf ?). Par contre, son manque d’étiquetage m’a fait bondir lorsque j’ai osé vérifier, puisque je ne sais pas vous dire où à été fabriqué ce produit (malgré tout ce qu’on dit sur la qualité Petit Bateau, le manque d’info laisse perplexe), et la marque n’a pas esquissé de réponse lorsque je l’ai alpaguée sur le sujet lors de la Fashion Revolution sur Fb.

 

➡︎➡︎➡︎ Bilan responsable bof, bilan enthousiasme et qualité au top (c’est quand même du travail bien fait, elle est compliquée cette robe).

4. Une veste

Une seule veste aussi cette année ! Bon j’ai plutôt ce qu’il faut en même temps.

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  1. Veste chinée : trouvée chez la même marque que la jupe longue (Skunkfunk), j’ai adoré cette veste originale, bien coupée, mais pourtant facile à porter. De jolis détails, elle est hyper agréable, et c’est juste GÉNIAL d’avoir une capuche sur une veste mi-saison (giboulées de mars, si vous m’entendez). “Polyester, viscose et coton (bio ?), fabriqué en Chine”. ➡︎ No problemo, suis hyper contente de cette veste.

 

➡︎➡︎➡︎ Bilan pas mal, même si j’aimerais bien avoir plus de d’explications sur la compo et le quid de la fabrication chinoise par la marque.

5. Un accessoire

C’est vrai que j’achète pas beaucoup d’accessoires, je suis hyper difficile, et suis ni une fille à pochettes, ni une fille à sac, ou sinon, je fabrique moi-même…

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  1. Foulard orange : dégotée chez Artisans du Monde à Nantes, c’était aussi un nouveau pari, d’oser porter du orange vif. Et avec des pompons en plus ! En coton, fabriqué en Inde de façon éthique. ➡︎ Craquage réussi, il me semble que c’est une pièce unique, et il est super beau, et même le teint blafard, j’ai bonne mine. YES !

 

➡︎➡︎➡︎ Achat génial, vive la couleur et l’artisanat éthique !

6. Des chaussures

En grande fan de chaussures, j’ai été modeste cette année, mais pas moins transgressive !

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  1. Baskets jaunes : dénichées à une vente de protos Veja, ce sont de vrais prototypes, pas édités, seulement deux échantillons étaient en vente (non j’ai pas pris les deux, l’autre paire n’avait pas de semelle intérieure ^^), juste pile-poil à ma taille, dans une couleur géniale… Que demander de plus ? ELLES SONT PAS TROP BELLES ? ➡︎ RAS, vous connaissez les Veja, elles sont irréprochables, confortables, canons, etc.
  2. Plateformes noires : trouvées sur l’eshop Good Guys, j’ai loooongtemps hésité entre plusieurs modèles, pendant les soldes d’été. Et finalement, en les voyant en vrai, ce sont celles-là qui m’ont fait chavirer. En microfibre imitation cuir, ce sont des chaussures végan (Good Guys Don’t Wear Leather, tel est le nom de la marque), vachement belles, quoi. Fabrication au Portugal. ➡︎ J’aurais pu prendre un modèle plus classique, plus quotidien, mais non. C’est fait. Petit doute quand même quand à la durabilité de la fine semelle blanche, portées une paire de fois, elle est déjà bien amochée…

➡︎➡︎➡︎ Achats au top, je suis giga-fan de ces deux-là. Rien à reprocher quant au côté responsable non plus.

 

7. Alors, bilan ?

– Si on enlève le legging que j’ai finalement acheté en 2014, ça fait un total de 14 achats sur l’année, donc à peine plus d’un par mois. Pas de quoi faire exploser ma penderie, à moi la consommation frugale !

– Beaucoup de couleurs et aucun basique, c’est un peu le foutoir cet année, à ce demander comment je pourrais porter ces 14 vêtements ensemble. Ouais, mais presque aucun regret, je suis sur la bonne piste pour trouver ce qui me va, et presque au summum du ‘zéro erreur d’achat’.

– Que de chemises Ariane ! Bon, tu sais ce qu’il te reste à faire pour 2016 : en trouver d’autres 😉

– Sur 14, il y a cinq achats non responsables. Un chouillas plus d’un tiers, quoi. C’est trop, mais 2015 était pour moi une année difficile niveau sous, ceci explique cela.

– Vous qui me demandez souvent :’ Tu arrives à t’habiller responsable ? Mais où ? Et puis c’est cher, tu fais comment ?’ Vous avez la réponse dans ce post, je n’achète neuf presque que pendant les soldes, ou quand je suis invitée à une vente privée (bon, il faut être dans les petits papiers, c’est vrai). Sinon, c’est du vintage ! Je dois avouer, la vente privée Ambrym, ça a été génial pour trouver de superbes pièces, parfois 5 fois moins cher que le prix de vente d’origine !

– Si cette année a été frugale, c’est donc surtout par manque de sousous. Mais c’est pas plus mal, après tout, sinon j’achèterais plus, c’est sûr, mais j’achèterais peut-être aussi mieux ?

 

Maintenant, à votre tour. Je vous mets au défi de jeter un coup d’œil à vos achats mode 2015, estimez ceux qui sont raisonnés, ceux qui sont éventuellement responsables, les couleurs et les formes qui dominent, vos tendances personnelles, vous allez être surpris comme pas possible ! Par exemple, j’ai déterré de mon inconscient cette passion pour les chemises, et puis je me suis affranchie du look total noir depuis longtemps, c’est cool. À tous les coups, vous compterez plus d’achats que moi !

J’attends vos retours, les cocos !

Des bisous ♥︎

Penser à sourire, se tenir bien droite, aller vers les autres, ne pas oublier ses cartes de visite, son appareil photo chargé, et puis la bouteille d’eau aussi, prendre des notes, saluer mes contacts, repenser à ce qu’on a préparé pour l’intervention, montrer qu’on est plus qu’une blogueuse et qu’on a du bagage, ne pas se toucher les yeux ce qui ferait couler l’eye-liner, essayer de dire quelque chose de drôle qui fasse sourire le public… etc.

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Ça, c’était lundi. Lundi 7 décembre 2015. Le jour de ma première intervention en public, en tant que blogueuse mode spécialiste de mode responsable. Ce lundi, nous nous sommes tous réunis pour parler du changement climatique, et surtout de l’impact de la mode sur l’environnement, le climat, la biodiversité… Je vous dis pas comment j’ai eu les pétoches. J’étais pas fière au moment M, quand Hélène s’est adressée à moi devant tous ces gens pour me poser sa première question (et pour les autres aussi d’ailleurs).

-“En tant que blogueuse mode responsable, qu’as-tu remarqué par rapport à tes lecteurs, leur sensibilité sur les enjeux de la mode aujourd’hui ?” (à peu près, hein)

-(et là j’ai entendu ma voix dans le micro, que je n’ai pas du tout reconnue, genre une voix d’adulte qui aurait pris de l’hélium, ou à qui on aurait greffé les cordes vocales d’un bébé) “Alors, beuh, ah, euh, mais, ahem,” (même préparée c’était inévitable) et puis j’ai à peu près dit “En fait, il y a eu un grand essor du made in France, qui a pris la place sur d’autres préoccupations de la mode responsable, d’autant plus qu’on sait que le made in France a aussi ses zones d’ombres ; enfin, on avait dit qu’on serait positifs, mais c’est vrai que de ce que je vois de mes lecteurs, leurs préoccupations sont plus ‘égoistes’, même si ça n’est pas négatif, c’est-à-dire qu’ils sont plus sensibles au made in France, au côté chauvin de la chose, ou alors à leur santé, par rapport aux produits chimiques, mais pour ce qui est de l’éthique, de se représenter qui travaille dans l’usine à l’autre bout du monde, d’imaginer combien d’eau consomme la culture du coton, c’est pas encore ça.” Et tant qu’à faire, vu qu’ici j’ai l’esprit reposé et personne qui me scrute quand je parle j’écris, voici ce que j’aurais dû rajouter si je ne l’avais pas un peu oublié avec le stress : “Pourtant, alors qu’on était que deux avec Samia de Wa-Off à parler régulièrement de mode responsable quand j’ai lancé le blog, aujourd’hui on frôle la dizaine de blogueuses, donc l’intérêt est croissant et les lecteurs ont de quoi trouver des réponses à leurs questions, quand il s’agit de questionner leurs vêtements.”

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Hélène Sarfati-Leduc (animatrice) – IFTH – Gémo – (…MHV !) – Picture Organic

 

(En fait, la deuxième question était à peu près la même, donc je vous ai tout condensé au-dessus en une seule.)

-“Et si tu avais des bonnes pratiques à transmettre, lesquelles seraient-elles ?”

-(bon là je ne crois pas avoir ‘ahemé’ cette fois) “Alors, pour y répondre, je vais remonter un peu dans le temps. Dans les années 30, la classe bourgeoise était celle qui avait le plus de vêtements, tandis que la classe populaire portait toujours les mêmes vêtements, rapiécés, qu’on se transmettait même de générations en générations. Avec l’envol du prêt-à-porter, des synthétiques, et de la fast fashion, aujourd’hui, la tendance s’est inversée. La classe bourgeoise, ça ne se dit plus aujourd’hui, mais vous voyez ce que je veux dire (et là je crois que j’ai eu mon petit tremblement d’épaule accompagnés de bruits de souris = les rires dans le public), eh bien, a tendance à consommer moins, et à préférer la qualité à la quantité, tandis que les populations moins aisées consomment en masse la fast fashion. En fait, c’est proche du mouvement que vous connaissez sans doute du ‘zéro déchet’, aujourd’hui on voit se développer une forme de minimalisme, l’idée c’est de faire du tri dans sa penderie pour ne garder que des essentiels, des choses qui nous vont bien, et de se débarrasser du reste, pour désencombrer ses placards. Si le recyclage est le maître-mot de cette conférence depuis ce matin, je crois aussi que l’on se dirige vers une baisse de consommation de la mode, c’est inévitable, ça c’est la mode de demain et du futur. (et un deux petits chiffres dont je voulais parler : vous le savez tous, entre 1/3 et 1/4 de notre penderie est inutilisée, auquel il faut ajouter chaque année 15% de la production textile neuve qui termine en déchet de coupe, et les rouleaux non utilisés qui sont brûlés ! Il y a donc beaucoup à faire encore.)

Et puis une question du public à laquelle tout le monde a fait la moue pour répondre :

-Il n’y aurait pas un paradoxe entre aller vers la baisse de consommation de mode et continuer de pousser à la consommation dans le même système que celui dans lequel nous sommes, même différemment ?

-“Je pense que c’est une différence de point de vue principalement. Du point de vue d’un distributeur, d’une marque, il faudra toujours continuer de produire, mais du point de vue d’un consommateur, moins consommer c’est possible. De toute façon, on aura toujours besoin d’acheter de nouveaux vêtements, pour remplacer un qui serait troué, abîmé, bref… mais le système mode doit évoluer dans le sens d’une production plus responsable pour que tout le monde s’y retrouve et que de toute façon la baisse de consommation est ce vers quoi on tend. Je pense pas que ça soit antithétique, mais plutôt une différence de point de vue.” (bon en fait, je vous la refait en bref, à côté de moi, une représentante de chez Gémo, qui nous présentait son action ‘éco-efficace’ d’avoir réduit la consommation énergétique de leur magasin, c’est bien mais sans vouloir être mauvaise langue, le but premier était surtout de réduire la facture, plutôt que de penser à la planète, et c’est assez insuffisant par rapport aux moyens de cette entreprise… mais ça je me le permets ici, mais je n’aurais pas osé sur le moment :p ).

Bon, en vrai, il y a eu pas mal de ‘euh’ (mince ce mot a disparu de mon cerveau), de phrases non terminées, de moulins avec les mains (qui a dit que je parlais avec les mains ?!), et puis cette petite voix qui ne ressemble pas du tout à ma voix normale, celle qui a pris ma place pour parler dans le micro. Bref, c’était quand même une super expérience, j’ai rencontré plein de gens chouettes, j’ai osé saluer Corinne Lepage, dit des choses qui ont intéressé, sur lesquelles j’ai eu des retours, et puis oh zut, c’était ma première fois, vous me laisserez bien le bénéfice de la débutante ! 🙂 Mieux vaut en rigoler, même si je passerai sur les vidéos de mes moulins à main et ma petite voix que l’amoureux a filmées. Assez parlé de moi !

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Crédit photo : Luc Valigny
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Crédit photo : Luc Valigny

Ce que j’ai retenu de ce lundi 7 décembre

Comme dit plus tôt, le mot-clef de cette journée, c’était le recyclage. Le recyclage, dans le textile, existe sous plein de formes :

-Au début de la chaîne, dans les usines de découpe = recyclage des chutes, des rouleaux et fins de rouleaux non utilisés.

-Le recyclage standard, après qu’on ai déposé le vêtement dans la benne de tri = une part des vêtements sont revendus dans nos boutiques de seconde-main, ou sur des marchés en Afrique, une autre part est déchiquetée et transformée en laine isolante pour la construction, et la dernière part est encore incinérée ou enfouie.

-Le recyclage des fibres = on le fait déjà depuis longtemps avec les pulls et les bonnets de laine, on les détricote, on les trie par couleur et épaisseur de fil, et hop, c’est parti pour la machine à tricoter en nouveaux pulls. Sinon, maintenant, des entreprises françaises développent des procédés de recyclage des fibres issues du tissage (tissage = chaîne et trame, ex : jeans, draps, coton tissés ≠ jersey = tricot, ex : pulls, chaussettes, t-shirts), plus difficile à mettre au point, mais super intéressant ! Les fibres recyclées sont de supers garanties si vous voyez ça sur une étiquette de compo, souvent, le vêtement sera un peu plus rêche, mais aussi plus solide, souffrant beaucoup moins de boulochage pour les pulls, et comme il n’est ni re-blanchit, ni re-teinté, c’est une fibre beaucoup plus écologique que n’importe quelle fibre nouvellement produite.

-Le recyclage créatif = ce sont des créateurs qui réutilisent de vieux vêtements pour en refaire de nouveaux !

Mais en plus de ça, une autre notion, sur laquelle on a pas assez insisté, c’est plutôt que d’essayer de recycler l’existant, imaginer des vêtements originellement biodégradables. C’est ce sur quoi la marque Freitag a travaillé, vous connaissez tous la marque de sacs en toiles recyclées, et bien, ils ont lancé une gamme de vêtements biodégradables. Du coup, pour compléter ce qui a été dit lundi, je suis allée faire un tour sur le site, qui explique de façon hyper transparente la façon dont a été pensée cette ligne de vêtements, et que je trouve assez géniale.

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Qui dit fibres biodégradables, dit fibres naturelles. Pour un jean standard, on utilise souvent un mélange de coton élasthanne, mais pas Freitag. Plutôt que d’utiliser des matières qui viennent de loin, on trouve dans leurs jeans, du lin et du chanvre, des textiles qui poussent super bien en France, et qui sont transformés en Italie. Mais pour que ça soit 100% biodégradable, il faut aussi penser à tous ces petits éléments qui font un jean. Les rivets, les boutons, la braguette… Chez Freitag, du coup, pas de braguette zippée, tout les éléments en métal sont amovibles (pour le jour où vous le mettrez dans votre compost, au milieu des peaux de bananes et du marc de café équitable), donc une belle braguette à boutonnière, même sur le modèle femme. Eh ben, leur collection est franchement canon !

Parce que, comme ça a été très bien dit ce jour-là : “Dans le monde du vivant, il n’y a pas de déchets, il n’y a que des ressources. Seul l’homme produit des déchets.”

Autre point important, vous, là, de l’autre côté de l’écran, vous saviez que la moitié de l’impact environnemental de votre t-shirt concerne l’entretien que vous en faites ? Plus de la moitié ! On a beau dire que la production de coton est un désastre, que les étapes de blanchiment, teintures, apprêts sont crados, compter les kilomètres parcourus par ce même t-shirt, et puis tout ce qu’on vient de dire sur sa fin de vie, s’il est incinéré par exemple, et bien tout ça, ça n’occupe que la moitié du cycle de vie d’un t-shirt ! Puisque l’autre moitié, se fait dans votre machine à laver, dans votre lavage à sec au pressing, dans votre détergent, dans votre repassage, dans votre assouplissant, dans votre sèche-linge, dans votre fréquence de lavage !

Peut-être savez-vous que les puristes du jean ne les lavent pas. Ou que les propriétés anti-bactériennes du tencel/lyocell vous permettraient de porter un sous-vêtement plus d’une fois avant d’être déclaré comme sale. Ou que vous pouvez laver une tâche sans laver un vêtement entier. Que certaines fibres permettent de ne pas être repassées, ou très peu, comme encore le tencel ou le modal (ou les viscoses en général, mais elles ne sont pas écologiques celles-là les cocos). Que vous pouvez trouver un détergent biodégradable et vous passer d’assouplissant avec un peu de vinaigre aromatisé aux huiles essentielles. Éviter le séchage machine. Et puis, quand nécessaire, trouver un pressing écologique. Si, si, tout ça, vous le savez, j’en suis sûre ! 😉

On a parlé aussi des matières textiles. Une question est revenue plusieurs fois, quelle seraient la matière écologique a privilégier ? Plusieurs réponses intéressantes : ça dépend de l’usage que l’on destine au produit, de sa potentielle durée de vie, solidité requise ou non. Il est ressorti qu’il était presque impossible de classer les fibres en fonction de leurs propriétés écologiques. Ouais, il n’y a pas de fibre idéale, mais si on doit en choisir une, je dirais que la fibre idéale est une fibre locale. Et comme le coton ne pousse pas en France…

Parenthèse sarcastique, j’ai bien rigolé quand un intervenant à parlé de nos vêtements envoyés dans les pays d’Afrique, l’idée était de dire que nos déchets à nous sont de nouveaux vêtements pour eux, mais qu’un jour ils seront aussi des déchets pour eux, mais heureusement, le textile a un haut pouvoir calorifique lors de l’incinération. Non seulement on leur refile nos déchets, mais bientôt, on pourra leur vendre des incinérateurs. Et puis aussi quand on a parlé de placer des puces RFID (celle qu’on trouve sur les CDs, des circuits en métal de forme carrée, comme des petits labyrinthes) sur les vêtements pour pouvoir améliorer leur tri. Ah bon ? Mais si l’étiquette me gratte et que je la coupe ? Ça tient au lavage ? Et ces puces sont en cuivre, et nous sommes bientôt en pénurie ?! Et vous allez recycler des puces ? Comment ? En coupant toutes les étiquettes à la main une fois les vêtements triés ? En les décollant patiemment ? Ne me faites pas rire. Heureusement, ils n’étaient pas nombreux sur ce registre !

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La grande majorité des intervenants étaient très intéressants, et je finirais par parler de l’introduction de cette journée (logique la fille), où l’on a vu Jean Jouzel, climatologue et prix Nobel de la paix en 2007, un homme pas tout jeune, qui en sait un paquet, qui sait ce qu’on a fait à la planète (90% du réchauffement est dû à l’activité humaine les cocos !), et bien lui, il est optimiste, et il est convaincu qu’on peut encore changer les choses ! Et que la mode aussi peut changer pour le climat ! Merci à lui !

Et un grand merci aux organisatrices de m’avoir permis de participer activement à cet événement et à bientôt pour de nouvelles aventures ! On va bientôt parler sur le blog d’un autre sujet mode, vous allez adorer. 😉

Des bisous ♥︎

Hello les cocos !

Voici voilà une nouvelle rubrique que j’essaierai d’alimenter régulièrement, l’idée est que vous restiez pas à la masse de ce qui se passe dans la mode responsable, hein (humour bien sûr) !

► Front de mode est ‘the new place to be shop’

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Front de Mode, image Facebook

 

Vous avez peut-être entendu parler de l’ouverture en grande pompe de la boutique Front de Mode, à Paris, au 42 rue Volta ? Okay, c’est une news de l’été (ouvert fin juin), pas de la rentrée, mais c’est quand même suffisamment génial pour vous en parler. Front de Mode c’est le nouveau temple concept-store de mode responsable, où shopper ses créateurs préférés, et en découvrir de nouveaux bien chouettes, puisqu’il y a pas moins de 50 marques référencées.

Tout ça chapeauté par Sakina M’sa (et soutenu par la fondation Kering), que j’avais découvert au tooouuut début de mes pérégrinations ‘sust fash’, dont j’ai suivi discrètement la carrière pendant plusieurs années, et qui a quitté le petit bain pour plonger dans le grand bassin de la mode responsable, depuis les ateliers de confection solidaire de Barbès, à l’expo de sa collection au BHV, et maintenant à Front de Mode ; depuis le bleu de travail au bleu ‘front de mode’.

En fait, Front de Mode, c’est un peu plus qu’une boutique, le lieu accueille divers événements, et on y trouve même une imprimante 3D pour dessiner ses propres boutons de chemise (par exemple), et surtout, il y a la bonne humeur de Sakina ! Rdv au 42 rue Volta.

► Livia Firth dessine une collection capsule pour Mark & Spencer

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Collection capsule Livia Firth pour M&S (la brune sur les photos)

 

Vous connaissez Colin Firth ? Et bien maintenant vous connaissez sa femme, Livia, qui agit depuis longtemps en faveur de la mode responsable, de l’autre côté de la manche. Elle conseille des marques haute-couture et luxe afin de les faire tendre vers plus de développement durable dans leur processus créatif, sous le nom d’Eco-Age.

Eh bien celle-ci a dessiné une collection de 25 pièces pour Mark & Spencer, en vente depuis ce 8 octobre, destinées à la femme active en quête d’un achat plus durable. Des tenues plutôt à porter en journée, au bureau, pensées avec des matières écologiques et responsables. Que je vous laisse découvrir.

► Emma Watson est l’ambassadrice heureuse de la mode responsable

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Emma Watson sur Instagram en look responsable (j’adoooore)

 

Cette même Livia Firth, avec Eco-Age, a mis en place ‘The green carpet challenge’, en y faisant adhérer une cinquantaine de marques de haute-couture et luxe, qui ont opté pour une démarche de conception plus écologique, ou proposent des collections au sourcing éthique. On savait le penchant d’Emma Watson pour la mode éthique, elle est maintenant fermement engagée à défendre la mode responsable sur les tapis rouges, puisqu’elle a décidé de rejoindre le challenge ‘GCC’ de Livia Firth ! Merci Emma de participer à rendre la mode responsable plus chic et glamour !

http://eco-age.com/

► Nouvel eshop éthique : Shopethik.com

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Et hop, je suis tombée dessus tout récemment, alors je vous en parle puisqu’en tant que consommatrices(/teurs) alternatifs, vous seriez intéressées de découvrir une nouvelle boutique en ligne et pourquoi pas de nouvelles marques, pour shopper éco-responsable ! On y trouve SMK, Wylde… Hâte d’y voir encore plus de choix et de marques disponibles !

–> shopethik.com

 

Sinon j’espère que vous allez bien, depuis le dernier post, j’ai trouvé un petit boulot alimentaire (dans un magasin de tissus, trop fort, nan ?! j’ai même repéré du coton recyclé), je m’en réjouis puisque ça me permettra de meubler mon atelier ! D’ailleurs, je vous le présenterais en temps voulu, mais c’est rigolo, je me suis allongée dans l’atelier pour la première fois il y a quelques jours, c’est sous les toits, avec des poutres et du lambris dans tous les sens, et je me suis rendue compte du nombre incommensurable de diagonales qui se croisent au-dessus de ma tête, pointant toutes vers le ciel, comme dans une dans une cathédrale, ou plutôt un sanctuaire, mon sanctuaire créatif à moi…

Bref.. ! 🙂

Belle journée, des bisous <3